La casse sociale continue
Les contrats aides en voie de disparition
31 août 2006
Nous l’avons déjà évoqué dans nos colonnes, mais comme le disent ces militants : "après les Emplois Jeunes, les CEC, les CIA, voilà qu’aujourd’hui les CES sont supprimés. Le Gouvernement veut faire croire qu’ils sont remplacés par les CAE (Contrats d’Accompagnement dans l’Emploi) et les Contrats d’Avenir". Or la réalité nous oblige à constater, avec la Section du PCR du Port, que "la prise en charge de ces postes de CAE représente un désengagement de l’Etat, car elle a beaucoup diminué en un an. (Désengagement qui concerne la non-prise en charge des cotisations ASSEDIC)". Ainsi, on se rend compte que "(...) les quotas de CAE n’ont cessé de diminuer pour en arriver aujourd’hui à des crédits épuisés pour le 2ème semestre 2006". "Il n’y a plus d’argent pour les CAE", répond la Préfecture aux collectivités."
Les conséquences sont graves : dégradation des services (écoles, crèches, garderies, environnement...) assurés par les communes faute de personnel. Là, où ces Contrats aidés étaient les plus utiles.
Pour faire diversion, le Gouvernement veut imposer les Contrats d’Avenir. Derrière ce titre pompeux, se cache une diminution du public concerné. "Seulement les attributaires du RMI, de l’API (l’Allocation de Parent Isolé) et de l’ASS (l’Allocation de Solidarité Spécifique) après 6 mois. Et la charge financière laissée aux collectivités est beaucoup plus lourde, voire insupportable".
L’évidence est que l’État se désengage de plus en plus de sa mission de cohésion et d’action sociale.
"Les effets d’annonce et les manœuvres du Gouvernement ne peuvent tromper les Réunionnais, poursuivent les militants du PCR du Port. La Réunion a besoin d’un plan de développement durable qui crée des emplois pour les Réunionnais."
Avant-hier, Élie Hoarau, au nom du PCR, a présenté des propositions pour impulser l’emploi : emplois dans une économie marchande soutenue, mais aussi des emplois dans les services publics dont il faut rattraper les retards (santé en particulier), co-développement dans la région de l’Océan Indien, et enfin poursuite nécessaire et renforcement des emplois aidés avec des programmes de formations adaptés aux besoins de l’économie réunionnaise et de la population. Dans les prochains jours, “Témoignages” reviendra en détail sur ces propositions qui constituent le Nouveau Contrat Social.
En même temps que se dessine un mouvement de protestations, en métropole, mais aussi à La Réunion, il est clair que - n’en déplaise aux faux naïfs qui semblent découvrir qu’un parti politique se doit d’établir des propositions... politiques -, c’est, dans les rendez-vous électoraux, que chaque citoyen pourra exprimer ses choix pour une société plus juste et égalitaire.
21 août, par Manuel Marchal
L’université de La Réunion inaccessible aux Comoriens, Malgaches et Mauriciens selon la volonté de Paris
21 out, sanm Justin
Mézami, zot i koné dann nout péi, konm dan d’ote, néna sak i fé antouléka k’i sèye fèr, épi sak i fé pa é zot lé paré pou kritiké, sof a dévoil (…)
21 out, sanm Justin
In kozman pou la rout
21 août
Présentation de CLIMAAX à La Réunion
21 août, par Manuel Marchal
Vendre le pays ne suffirait pas à rembourser
21 août
Presses universitaires de La Réunion