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Grand défilé du 1er mai à Paris
2 mai 2016

À Paris comme ailleurs en France, le 1er mai a été marqué par d’importants défilés contre le projet de loi El Khomri.
Hier à Paris, le grand défilé du 1er mai était placé sous le signe du front du refus de la loi El Khomri.
À la tête de la manifestation, les secrétaires généraux de la CGT, de FO, de FSU et de Solidaires aux côtés de l’UNEF et des syndicats lycéens UNL et FIDL.
« Je pense que le gouvernement peut toujours retirer sa loi s’il écoute l’opinion publique, s’il écoute la mobilisation », a affirmé Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT. « Dans le programme de la majorité, il n’y avait pas de réforme du droit du travail, il n’y avait pas inscrit qu’il fallait casser les droits des salariés », a-t-il rappelé. En conséquence, « les députés qui font partie de cette majorité rendront des comptes », a-t-il ajouté, à deux jours de l’arrivée du texte à l’Assemblée nationale ».
« La balle est dans le camp du Parlement et du gouvernement, tant qu’ils n’auront pas accédé à nos revendications, on maintiendra la mobilisation », a indiqué pour sa part Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO.
« Le gouvernement ne doit pas faire la sourde oreille face à la mobilisation. Nous sommes là pour que la loi travail soit retirée », a déclaré en écho Bernadette Groison, dirigeante de la FSU.
Le défilé s’est fait sous une forte tension. Des heurts ont eu lieu entre la police et des manifestants qui se situaient devant le cortège officiel. Le défilé a été plusieurs stoppé à cause de ces affrontements.
Après l’arrivée de la manifestation place de la Nation, la police a tiré des gaz lacrymogènes.
Une catastrophe se prépare dans l’indifférence
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