Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
Enceinte portuaire
24 février 2005

Hier, un protocole d’accord a été signé entre la direction du SERMAT et les représentants des salariés. L’employeur devra présenter un plan de formation devant le comité d’entreprise, comme le prévoit la loi. Les dockers veulent pouvoir travailler sur les nouveaux chariots “Cavaliers”.
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"C’est une victoire". Hier en fin d’après-midi, Michel Séraphine, secrétaire général de la fédération CGTR port et docks, avait le sourire. Déjà, la journée de mercredi avait été "une journée extraordinaire de mobilisation". Selon le responsable syndical, suite à l’assemblée générale qui avait rassemblé le matin environ 350 personnes, "l’ensemble des salariés ont décidé d’ouvrir les grilles du port, tout en restant dehors". Bilan : aucune activité dans le port de la Pointe-des-Galets.
Bien décidés à ne pas se laisser dépouiller de tâches de maintenance sur les nouveaux chariots “Cavaliers” (lire notre édition d’hier), les dockers grévistes ont attendu les conclusions d’une rencontre entre syndicalistes, direction du SERMAT (Service maintenance et assistance technique) et directeur départemental du travail. Cette réunion s’est terminée hier vers 16 heures 30 par un protocole d’accord.
Pas seulement dans des rôles subalternes
"Le problème a été réglé en partie", admettait hier soir Laurent Cuissard, délégué du personnel au SERMAT. "Le directeur du travail oblige notre direction à respecter le Code du travail". En pratique, dit l’article L 432.2, l’employeur qui souhaite introduire dans son entreprise une modernisation qui a des conséquences sur l’emploi, la formation et la rémunération, doit en avertir le comité d’entreprise. Celui-ci, qui regroupe des représentants du personnel et de la direction, doit donner son avis : c’est la loi. Si l’employeur y déroge, il peut être condamné.
Une nouvelle assemblée générale est donc prévue ce matin à 7 heures devant les grilles du port. Les responsables syndicaux ne cachaient pas hier leur soulagement d’entrevoir la fin du conflit. Le travail pourrait reprendre dès ce matin dans le port.
Malgré cette accalmie, il restera à régler le plus gros problème lors de la prochaine réunion du comité d’entreprise. Quel plan de formation sera proposé aux salariés du SERMAT ? "On serait fiers de travailler sur ces machines-là", soupirait hier l’un des syndicalistes, évoquant les tout nouveaux chariots suédois “Cavaliers”. Et pas seulement dans des rôles subalternes, comme cela semblait prévu à l’origine.
Hier soir, il ne nous a pas été possible de contacter les responsables du SERMAT.
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