Quand le communisme chinois séduit l’Américain
13 juin, parLe monde a changé
Saint-Paul
19 avril 2006

Plusieurs dizaines de personnes employées sous contrats emploi-solidarité (CES) par des associations de la côte Ouest, ont manifesté hier matin devant les grilles de la sous-préfecture pour protester contre les coupes sombres budgétaires qui menacent leur emploi.
"On nous a promis de renouveler les contrats de CES en CAE. On nous a dit qu’il y avait un budget pour cela et aujourd’hui, il manque la participation de l’État", exposait hier Paris Paniandy, d’une association portoise venue soutenir avec d’autres l’association Bellemène Pavé. À Saint-Paul, Bellemène Pavé est connue pour son travail de réhabilitation du chemin Pavé, reconduit d’année en année depuis 1999.
Depuis le début de l’année, ses membres ont été intégrés à la lutte contre le chikungunya. Fin mars, l’ANPE leur a fait savoir qu’il y avait rupture de quota. On leur a demandé de patienter et dix jours plus tard, l’association n’avait toujours pas de réponse. Elle est allée demander des explications à la sous-préfecture.
Dans l’Ouest, 158 “emplois verts” embauchés par onze associations sont potentiellement menacés de ne pas voir leur emploi renouvelé, de la même façon.
Une délégation de cinq personnes, conduite par Alain Saint-Lys, a été reçue par le sous-préfet. Ce dernier leur a répondu qu’il était "au courant du problème" mais qu’il n’avait pas d’élément de réponse dans l’immédiat. La délégation est convenue de revenir ce matin, pour entendre quelle solution leur serait proposée.
Les jeunes rassemblés hier ont donné libre cours à une colère raisonnée et contenue. "On nous a appelés dans la lutte contre le chikungunya. Tout le monde sait que l’épidémie va durer et qu’il faut remettre en place un service de prophylaxie avec des gens formés. Nous l’avons été... et maintenant on vient nous dire qu’il n’y a plus d’argent pour renouveler nos contrats ?" disait l’un. "On veut relancer le tourisme" lança un autre, "mais comment va-t-on faire si rien n’est en place pour combattre durablement le vecteur de l’épidémie ?" Un troisième fit observer que "pour l’environnement, la salubrité et la santé publique, ce n’est pas en enlevant les emplois verts qu’on va y arriver".
Les manifestants avaient accroché des combinaisons de démoustiqueurs aux grilles donnant sur la rue Parny. Ils sont déterminés à manifester jusqu’à ce qu’une réponse globale et définitive soit apportée au problème des emplois de services publics.
P. David
Le monde a changé
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