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12 juin, parAPE UE-Afoa : Après la clôture des négociations entre l’UE et les pays voisins
Lycée Jean Hinglo :
9 avril 2008

Une Assemblée générale a réuni les enseignants du lycée Jean Hinglo en salle des professeurs, hier, pendant la pause de la matinée à 9h40. Les professeurs voulaient faire le point sur les attaques dont ils font l’objet de la part d’une « maman d’élève » d’un genre particulier, qui les accable de sarcasmes depuis le mois de décembre, par voie de presse. Pour les enseignants, il ne fait aucun doute que la conseillère régionale Denise Delorme - qui signait une première lettre en décembre 2007 et représente la Région au Conseil d’administration de l’établissement - et la « maman d’élève » anonyme - elle aussi « mère de 2 filles scolarisées à Jean Hinglo » - qui a pris le relais dans le courrier des lecteurs, sont une seule et même personne.
Ils jugent le procédé « peu élégant, démagogique et inapproprié », de la part d’une élue.
Hier matin, les professeurs ont demandé à la deuxième fille de la conseillère régionale - qui voulait participer à leur réunion - de se retirer, estimant qu’une enfant n’avait pas à être mêlée à cette polémique.
Sur le fond, les enseignants jugent que le problème est mal posé. « Le débat est vicié - estime Philippe Azéma, de la FSU, estimant qu’« en stigmatisant certains enseignants et en laissant croire que le lycée Jean Hinglo aurait de moins bons résultats que les autres - ce qu’ils contestent absolument NDLR - cette “maman d’élève” rend un très mauvais service à la ville et aux familles portoises ». « Les différences sont faibles avec les autres établissements. Un bon élève réussit aussi bien à jean Hinglo qu’ailleurs et ce qui est important, c’est que les parents aient la garantie que leurs enfants trouveront à Hinglo les mêmes professeurs, avec les mêmes qualifications qu’ailleurs », ajoute l’enseignant de la FSU.
Le classement des établissements sur lequel s’appuie la conseillère régionale « n’a pas de sens » pour les enseignants. « On le voit bien dans les variations de classement d’un même établissement : le lycée de La Possession, en 2ème position l’an dernier, est 13ème cette année. Ses enseignants sont pourtant les mêmes, et aussi qualifiés que l’année dernière », rétorquent les enseignants du Port.
« Quelle que soit la provenance de l’élève et son origine sociale, il a en face de lui des enseignants de même niveau partout, dans des établissements qui ne sont pas moindres. Ce qu’il faut dans certains secteurs, ce sont des mesures spécifiques et des moyens qui, actuellement, ne sont pas suffisants », ajoute l’un des collègues du représentant FSU, faisant allusion au label “ambition réussite” qui ne dote les établissements dont les élèves sont en difficulté que de 32 h supplémentaires sur 1.660 h d’enseignement au total, soit 2% de moyens supplémentaires. Les professeurs font avec. « C’est mieux que rien, mais c’est insuffisant », expliquent-ils.
Quant au cas particulier qui est à l’origine de la campagne de dénigrement dont ils estiment être la cible, ils pensent qu’il s’agit « d’un problème d’orientation, comme il s’en pose des dizaines par classe dans les lycées généraux, faute de places dans les lycées professionnels ».
Les enseignants du lycée Hinglo estiment qu’une condition sine qua non de réussite des enfants est d’avoir moins d’élèves par classe. « Le taux n’est pas si mauvais à Jean Hinglo, mais tous les collèges du Port sont en crise », ajoute un enseignant, pour faire comprendre qu’ils héritent aussi en grande partie de problèmes qui pourraient être traités depuis le collège, si les classes n’y étaient pas aussi surchargées.
Pour les enseignants du lycée Jean Hinglo, le problème essentiel est d’origine sociale et c’est desservir les familles du Port que de leur faire croire que leur lycée général serait « la lie des établissements » en mettant en doute les compétences de ceux qui y travaillent.
P. David
APE UE-Afoa : Après la clôture des négociations entre l’UE et les pays voisins
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