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Suppression de la filière Sciences de l’éducation
4 décembre 2009

Le collectif des étudiants en Sciences de l’éducation a convoqué la presse hier pour défendre leur filière en danger. Le Master en Sciences de l’éducation devrait disparaître le 31 décembre 2009 au profit d’une Licence en Sciences humaines et sociales.
Suite à une mission d’évaluation ministérielle (AERES), le président de l’Université, Mohamed Rochdi, a annoncé le 24 novembre dernier sa décision de soutenir le ministre de l’Education nationale, Luc Chatel, dans sa volonté de mettre un terme à plusieurs Masters mal notés dont celui des Sciences de l’éducation. Ce dernier disparaîtra avec la suppression de son laboratoire d’appui, le CIRCI (Centre interdisciplinaire de recherche sur la construction identitaire).
En remplacement de cette filière, une Licence en Sciences humaines et sociales devrait voir le jour. Une décision que les étudiants jugent contradictoire. « Ce rapport a pour but de professionnaliser les filières contrôlées. Détruire l’existant et créer une nouvelle formation qui n’aura aucune renommée avant longtemps et dont les débouchés sont flous n’a pas de sens », déclare Jérôme Paüs, étudiant en Licence 3 des Sciences de l’éducation.
Ce rapport donné au président de l’Université et au ministère de l’Education nationale en janvier 2009 pose de nombreuses questions sur le fonctionnement de ce Master. Depuis qu’il est entre les mains des hautes autorités, un travail de réflexion quant aux évolutions possibles devait être engagé jusqu’en janvier 2010.
Parce qu’ils payent leur formation, les 400 étudiants en Sciences de l’éducation estiment être en droit de prendre part à la réflexion sur l’avenir de leur Master. Ils revendiquent le maintien de CIRCI, le maintien de toute la filière d’enseignement des Sciences de l’éducation et une évaluation de deux ans, jusqu’en 2012, de la filière par la mission d’évaluation ministérielle (AERES) sur la base d’un cahier des charges préétabli « afin d’éviter toute polémique en fin de parcours ».
La filière des Sciences de l’éducation forme à l’enseignement, à l’animation, au domaine du social et du médico-social ainsi qu’à la formation aux adultes. La nouvelle filière de Sciences humaines et sociales apparaît « restrictive » aux yeux du collectif d’étudiants. « Cette formation prépare aux métiers de l’enseignement, mais cela ne touchera plus aux métiers de l’éducation », explique Jérôme Paüs.
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