Économie réunionnaise : le calme avant la tempête
6 juin, parIEDOM : « Un premier trimestre favorable avant l’impact de la crise au Moyen-Orient »
8 novembre 2022

Les femmes commencent à « travailler gratuitement » depuis le 4 novembre à 9h10 cette année, en raison des inégalités salariales persistantes entre les hommes et les femmes, selon la lettre d’information féministe « Les Glorieuses ».
Cette date et cette heure symboliques ont été calculées à partir de statistiques européennes sur l’écart de salaire entre les femmes et les hommes en France. Cette année, les femmes gagnent en moyenne 15,8% de moins que les hommes. En 2021, l’écart salarial atteignait 16,5%, ce qui avait amené à déterminer la date symbolique au 3 novembre à 9 heures 22.
Les militantes qui relaient le mouvement #4Novembre9h10 ont lancé une pétition pour réclamer la mise en place de trois politiques publiques visant à favoriser l’égalité salariale.
Elles souhaitent une revalorisation des salaires des professions où les femmes sont les plus nombreuses : "les emplois de soin et d’éducation, très féminisés, qui ont été cruciaux ces trois dernières années pour la France, font partie des emplois les moins bien valorisés en termes de salaires", a déploré « Les Glorieuses » dans un communiqué.
Elles plaident également pour une évolution du congé maternité et paternité : "l’idée serait de s’inspirer de la loi suédoise pour proposer un congé à se répartir entre les deux parents, avec un minimum de jours à prendre réservés au père" et payés de façon équivalente, a précisé à l’Agence France Presse, l’économiste Rebecca Amsellem, fondatrice des « Glorieuses ».
Les militantes souhaitent aussi conditionner l’accès aux marchés publics en attribuant des subventions et des prêts garantis par l’État seulement si l’entreprise respecte l’égalité salariale. Une manière de "s’assurer que le budget alloué par les fonds publics n’accentue pas les inégalités", pointent-elles.
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