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Journée internationale pour l’abolition de l’esclavage
5 décembre 2022

L’héritage de la traite transatlantique des esclaves « se répercute encore aujourd’hui », alors que l’esclavage moderne ne cesse de croître, a déploré le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres.
Dans un message prononcé à l’occasion des commémorations de la Journée internationale pour l’abolition de l’esclavage, le 2 décembre, Antonio Guterres a déclaré que les sociétés restent marquées par les souffrances historiques des Africains réduits en esclavage et qu’elles ne sont pas en mesure d’offrir à chacun les mêmes opportunités de développement.
Ce dernier a alors exhorté les gouvernements et les sociétés à renouveler leur engagement à éradiquer l’esclavage, et a souligné la nécessité de reconnaître l’héritage douloureux de l’esclavage et le développement de ses formes modernes.
"Nous devons également identifier et éradiquer les formes contemporaines d’esclavage, telles que la traite des personnes, l’exploitation sexuelle, le travail des enfants, le mariage forcé et l’utilisation d’enfants dans les conflits armés", a-t-il ajouté.
Selon le communiqué de presse de l’ONU : plus de la moitié (52%) de tout le travail forcé et un quart de tous les mariages forcés se trouvent dans les pays à revenu intermédiaire supérieur ou à revenu élevé. Près de quatre personnes sur cinq victimes d’exploitation sexuelle commerciale forcée sont des femmes ou des filles.
Ainsi, l’esclavage moderne a lieu dans la quasi totalité des pays du monde ne tenant compte d’aucune frontière ethnique, culturelle ou religieuse. Selon l’ONU, 50 millions de personnes ont été victimes d’une forme d’esclavage moderne en 2021, soit 10 millions de plus qu’en 2016.
Pour Antonio Guterres, "les groupes les plus marginalisés restaient particulièrement vulnérables, notamment les minorités ethniques, religieuses et linguistiques, les migrants, les enfants et les personnes ayant des identités de genre et des orientations sexuelles diverses, la majorité des personnes vulnérables étant par ailleurs des femmes".
Bien que l’esclavage moderne ne soit pas défini par la loi, il est utilisé comme un terme générique couvrant des pratiques telles que le travail forcé, la servitude pour dettes, le mariage forcé et la traite des êtres humains. Commémorée tous les ans, le 2 décembre, la Journée internationale pour l’abolition de l’esclavage, marque la date de l’adoption de la Convention des Nations Unies pour la répression de la traite des êtres humains et de l’exploitation de la prostitution d’autrui en 1949. Ce texte est entré en vigueur en 1951.
En cette journée internationale 2022, Antonio Guterres a demandé aux gouvernements et aux sociétés de s’attacher de nouveau à éliminer l’esclavage. Il est impératif de renforcer l’action avec la pleine participation de toutes les parties prenantes : le secteur privé, les syndicats, la société civile et les institutions de défense des droits humains. Il a également souhaité que tous les pays protègent les personnes victimes et rescapées de l’esclavage et fassent respecter leurs droits.
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