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Réforme des retraites
19 octobre 2010, par

Après avoir réussi à mobiliser entre 1,2 et 3 millions de manifestants, les organisations syndicales ont appelé à intensifier le mouvement dans certains secteurs stratégiques comme les transports et les raffineries.
Le gouvernement finira-t-il par entendre la rue ? A en croire les récentes déclarations du Premier ministre François Fillon, il semble que non. Le chef du gouvernement a rappelé sur TF1, dimanche 17 octobre au soir, que la réforme serait telle quelle.
Les syndicats continuent la bataille
En dépit de la désinformation gouvernementale autour de la réforme de la retraite, notamment le nombre de participants, l’incompréhension par les Français du bien-fondé de la réforme, les syndicats sont déterminés à accentuer la pression avant le vote prévu mercredi 20 octobre par les sénateurs.
La confrontation persiste entre la majorité UMP et les salariés des raffineries en grève. D’un côté, le gouvernement, notamment le ministre de l’Industrie, Christian Estrosi, qui a expliqué sur RTL que « le gouvernement est responsable, il n’y aura aucun blocage. Il n’y aura pas de blocage pour les entreprises, pas de blocage pour les transports, pas de blocage pour les usagers de la route ». De l’autre, un responsable CGT a annoncé que les 12 raffineries avaient reconduit la grève. Des barrages filtrants, des blocages de sites et des opérations escargot ont été signalés dans plusieurs régions, « tant que le gouvernement ne bougera pas, on ne bougera pas ». De plus, l’arrivée des routiers dans la mobilisation va durcir le mouvement. Ces derniers ont également organisé plusieurs opérations escargot, entraînant des bouchons de plusieurs kilomètres.
Mardi 19 octobre, nouvelle journée d’action
« Si nous sommes aujourd’hui dans cette situation de blocage, c’est en raison de l’obstination et de la fermeture complète du gouvernement », a déclaré sur France Info Harlem Désir, du Parti socialiste.
Alors que des millions de personnes sont attendues dans les rues de France, l’intersyndicale a indiqué que la mobilisation restait entière. Selon un sondage CSA réalisé pour "Le Parisien Aujourd’hui en France", 71% des Français soutiennent ou ont de la sympathie pour le mouvement. Ce chiffre est en évolution, car seuls 62% des sondés étaient favorables au mouvement le 7 septembre, contre 68% le 23 septembre, 71% le 2 octobre et 69% le 12 octobre, d’après les données de CSA.
Du côté de la jeunesse, Jean-Baptiste Prévost, président du premier syndicat étudiant, l’UNEF, a appelé les jeunes à amplifier le mouvement. « Nous n’avons pas d’autre choix que d’appeler les jeunes à continuer, à poursuivre leur mobilisation et à l’amplifier », a-t-il déclaré sur RTL, lundi 18 octobre.
Céline Tabou
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