Les parrains et marraines de l’emploi

17 octobre 2007

En voilà une bonne initiative, au service de l’emploi réunionnais. Si tous les acteurs de l’économie et de la politique locales s’y mettaient à leur tour, peut-être que nous verrions le chômage baisser significativement. Utopie ? Réelle chance d’insertion pour les chômeurs longue durée ? Le lancement du Club Parrainage Emploi est pourtant une véritable chance pour l’emploi réunionnais.

Hier, l’association Retravailler et la CCIR lançaient officiellement le Club parrainage emploi, un réel coup de pouce pour entrer dans le réseau “fermé” de l’emploi. Tout le monde ne connaît pas tout le monde. D’autres, pris dans la spirale du chômage, désespèrent. Ils vont, peut-être quotidiennement, à l’ANPE. Ils entreprennent des démarches de plus en plus périlleuses, se plient aux entretiens d’embauche, se forment. Mais au final, l’emploi ne leur est pas réservé. Cette fatalité, à l’association Retravailler à La Réunion, on n’en veut pas. D’où l’importance de mettre en lien des chefs d’entreprises avec des demandeurs d’emplois, dans le cadre d’un accompagnement spécialisé. Les demandeurs d’emplois, une quarantaine, seront parrainés par un chef ou un cadre d’entreprise, actif ou à la retraite. Ainsi le parrain ou la marraine accompagnera le demandeur d’emploi dans sa recherche d’emploi, voire même dans sa création d’entreprise. Le dispositif se déroulera sur 13 semaines, et chaque semaine parrain et filleul devront participer à un entretien. Le parrain ou la marraine ouvrira son carnet d’adresses professionnel, et comblera les lacunes d’agences nationales pour l’emploi (ANPE) déphasés avec la réalité de l’entreprise, qui n’échappe pas aux chefs d’entreprises eux-mêmes. Si cela ne fait que préciser la mort annoncée de l’ANPE, on espère que le résultat de cette initiative se fera réellement sentir au bout de 13 semaines. L’emploi réunionnais prendra, nous l’espérons tous, un nouveau souffle. En tout cas, cette initiative sera mise en évaluation, et améliorée. D’ici la fin de l’année, 40 demandeurs d’emplois retrouveront le chemin de l’emploi, grâce aux employeurs réunionnais eux-mêmes.

Que du positif ?

Pour Guy Julliard, de l’association Retravailler à La Réunion, « si 40 personnes, c’est peu, au vu du grand nombre de chômeurs à La Réunion, c’est quand même beaucoup quand il s’agit de mener une démarche aussi personnalisée et suivie ». Tout le monde ne disposera pas de ce dispositif. Il s’agit en effet d’aider ceux qui en ont le plus besoin, parce que leur histoire personnelle fait qu’ils sont anéantis par les fléaux de la vie, dont le chômage. Le chômeur n’est donc plus un numéro, celui que l’on critique pour vivre de l’assistanat, alors que ça n’en est pas. Les répercussions d’un tel dispositif ne peuvent qu’être positives, pour la personne elle-même qui renoue avec l’emploi, mais aussi pour sa famille, voire son quartier. Tout le monde peut réussir. Il faut cependant le petit coup de pouce en plus qui change tout. Du côté de la CCIR, son Président Eric Magamootoo, relève la complémentarité entre économie marchande et économie solidaire. Ceci relevé, il faut aussi se dire que rien ne peut garantir au filleul demandeur d’emploi que cela débouchera sur un contrat, encore plus un contrat dit de longue durée. Par ailleurs, si 40 chefs ou cadres d’entreprises se sont associés à ce dispositif, combien seraient prêt à faire de même dans les années à venir ?

Bbj


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Messages

  • pour travailler au sein d’une collectivite avec un niveau dess et dans un cadre d’emploi equivalent il est imperatif de passer un concours
    de categorie a soit attache (niveau bac + 3) ou administrateur (bac+5) donc bon courage david g...


Témoignages - 82e année


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