APE : alerte générale sur les emplois à La Réunion, résultat de l’aliénation
9 juin, parRisque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
Baisse des prix en France, mais pas à La Réunion
5 septembre 2012

À la discussion d’hier à la préfecture, un absent de marque : la Région. Quant au représentant de l’État, il n’a fait aucune déclaration publique.
Les discussions entre l’Etat, les pétroliers et les gérants de stations-service auront duré plus de deux heures ce mardi, mais au final, il n’y a pas eu d’avancée. Le préfet, Jean-Luc Marx, est même parti avant la fin de la réunion, sans un mot pour les journalistes qui attendaient à l’extérieur.
Interrogé sur le déroulement de cette réunion, Bertrand d’Abbadie, directeur général de Tamoil à La Réunion, a indiqué qu’il y avait eu « beaucoup de discussions ». « Nos sociétés sont dans une situation délicate, l’heure est grave, nous ne pouvons pas supporter un tel effort plus longtemps », a-t-il souligné. Le prix des carburants est en effet gelé depuis le 1er septembre, faute d’accord entre l’Etat, la Région et les pétroliers, alors que le gazole aurait dû augmenter de 5 centimes et le sans-plomb de 12 centimes. Conséquence : les pétroliers vendent à perte depuis samedi.
« Nous sommes prêts à faire un effort de 2 centimes sur le sans-plomb. Si le préfet est en mesure de sortir un arrêté, on pourrait étudier la possibilité de faire un geste sur le gazole », a déclaré Bertrand d’Abbadie. Mais, les pétroliers ne sont pas être les seuls à mettre la main à la poche pour financer une diminution des prix à la pompe. Et ils demandent notamment aux gérants de stations-service de participer à l’effort.
Le directeur général de Tamoil a pour sa part indiqué : « Je ne souhaite pas impacter les gérants de stations-service, mais si on me contraint à le faire, je serai obligé de le faire ». Bertrand d’Abbadie souhaite en effet répercuter le manque à gagner des pétroliers sur les marges des gérants de stations-service, à hauteur de 4 centimes.
Mais pour Gérard Lebon, porte-parole des gérants de stations-service, participer à cet effort est impossible. « C’est la première fois qu’on nous invite à la table des négociations. L’Etat nous demande quels efforts peuvent faire les gérants. Dans le contexte actuel, aucun », explique-t-il. Il regrette par ailleurs l’absence des pouvoirs publics au cours de cette réunion. « Où sont les pouvoirs publics, la Région, les communes, qui perçoivent les taxes sur les carburants ? », s’interroge Gérard Lebon.
A la question de savoir s’il était possible que les stations-service n’ouvrent pas aujourd’hui, Gérard Lebon a répondu : « On peut tout imaginer ». Les gérants pourraient donc faire grève. Le syndicat des gérants devait se réunir hier soir pour décider.
(Source Imaz Press Réunion)
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