Personnels précaires de l’Education nationale

Les “sans réponse” sont toujours là !

24 octobre 2007

A l’appel du SGPEN-CGTR et de la FSU-UNATOS, plus d’une centaine de personnes, employés contractuels précaires dans l’Education nationale, s’est regroupée devant la sous-préfecture de Saint-Pierre hier après-midi. Les manifestants ont été repoussés par la force publique.

Les “précaires” de l’Education nationale attendent une réponse aux questions soulevées sur la pérennisation de leurs contrats. Reçus en délégation par un conseiller du ministre Estrosi, avant les vacances scolaires, ils avaient eu l’engagement d’une réponse “sous 48 heures”... qu’ils attendent toujours.
Pour montrer la détermination des contractuels, deux syndicats ont appelé hier à une mobilisation surprise. Ils ont été poussés dehors sans ménagement par la force publique.
« Il ne faut pas compter sur notre lassitude : on recommencera jusqu’à obtenir - comme on l’a obtenue il y a deux ans - la reconduction des contrats », a déclaré hier Patrick Corré, du SGPEN-CGTR.
Environ 1.200 personnels précaires de l’Education nationale sont en effet en attente « d’une réponse claire » sur la suite de leurs contrats, avant la fin de l’année.
La mobilisation improvisée d’hier a été décidée dans le cadre de la préparation de la grève du jeudi 25 octobre, jour de la rentrée des classes, rappellent les syndicalistes.
Jeudi sera une journée de mobilisation à Saint-Pierre (7h au Lycée professionnel de Roches Maigres, Saint-Louis puis 9h au local VGTR, 20 rue Auguste babet) et à Saint-Denis, à 10h devant le rectorat.
Les syndicats mis hier à la porte de la sous-préfecture du Sud seront reçus jeudi à 11 heures, au même endroit. « Nous ne voulons pas seulement qu’on nous reçoive, nous voulons une réponse claire. Nous remettrons la mobilisation autant de fois qu’il faudra... », a ajouté le Secrétaire général du SGPEN-CGTR, en soulignant le mutisme des autorités sur cette question qui concerne plus d’un millier de familles.

P. D.


Conflit des personnels de l’Éducation nationale

La préfecture préfère le bâton au dialogue social !

Nous reproduisons ci après de larges extraits du communiqué publié hier par le SGPEN-CGTR et FSU Unatos.

« En l’absence d’une réponse pourtant promise de la part du secrétaire d’état à l’outre mer sur le devenir de plus de 1200 personnels en contrats aidés et contractuels, nous avons décidé ce jour d’occuper pacifiquement la sous préfecture de la Réunion à Saint-Pierre.
Cette action conduite par près de 150 personnels a été conduite dans le calme. Elle avait pour unique objet de sensibiliser de nouveau les autorités qui conservent un mutisme total sur ce dossier. Au lieu d’accepter de recevoir une délégation des personnels, l’autorité préfectorale a fait le choix de la méthode musclée en expulsant manu militari par recours aux forces de police dépêchés sur les lieux, les personnels présents.
La préfecture tombe le masque ! Elle préfère manier le bâton au lieu et place du dialogue social pourtant nécessaire.
Quel mépris pour les personnels qui exercent depuis 10 ans pour certains dans nos établissements scolaires, d’être traités de la sorte.
Le SGPEN-CGTR et la FSU demande au sous préfet - qui sur “commande” a donné l’ordre de l’évacuation musclée -, de raison garder. Les personnels ne sont pas des délinquants.
Nos syndicats avec les personnels ne se laisseront pas intimider par ce type de réponse préfectorale d’un autre temps. Nous allons poursuivre avec davantage de détermination notre lutte pour qu’une solution d’urgence soit trouvée.
Il en va du devenir de 1200 collègues des filières administratives, vie scolaire et ouvrière. S’il est nécessaire de multiplier les opérations inattendues nous le ferons.
Ces suppressions d’emploi seraient dramatiques humainement pour ces hommes et ces femmes mais aussi, bien sûr, pour le fonctionnement des services, au plus grand détriment de nos élèves. » (...)

Patrick Corre,
Secrétaire général du SGPEN-CGTR

Christian Picard,
Secrétaire départemental FSU


Signaler un contenu

Un message, un commentaire ?


Témoignages - 82e année


+ Lus