Mobilisation de l’intersyndicale

Les syndicats aux côtés des salariés de Proxim Services qui dénoncent une situation devenue intenable

12 juin

L’intersyndicale CGTR, FO, CFTC et CFDT dénonce la dégradation des conditions de travail chez Proxim Services. Les syndicats alertent sur l’épuisement des salariés, la hausse des accidents du travail et le coût croissant des déplacements. « Pour beaucoup, aller travailler est devenu un luxe », soulignent-ils. Ils réclament notamment une hausse des salaires de 15 %, un remboursement intégral des frais kilométriques et la fin du temps partiel imposé. Une mobilisation est prévue le 15 juin.

Des salariés de Proresap Proxim Services, soutenus par l’intersyndicale CGTR, FO, CFTC et CFDT, tirent la sonnette d’alarme face à des conditions de travail qu’ils jugent désormais « intolérables ». Dans un communiqué commun, les organisations syndicales affirment que « les salariés de Proxim Services en ont ras le bol » et dénoncent une réalité où certains travailleurs « paient pour travailler ».

Chaque jour, les aides à domicile, les personnels administratifs et les fonctions supports interviennent auprès des personnes âgées, dépendantes ou vulnérables. Pourtant, derrière cette mission essentielle, les syndicats décrivent « une réalité humaine alarmante ». Selon eux, « les conditions de travail sont gravement dégradées » et les salariés sont « usés physiquement comme psychologiquement ».
L’intersyndicale souligne une hausse des accidents du travail, des maladies professionnelles et des arrêts maladie, signe d’un « épuisement profond des équipes ». À La Réunion, l’augmentation du coût du carburant, de l’alimentation et de l’entretien automobile aggrave encore la situation. « Pour beaucoup, aller travailler est devenu un luxe », dénoncent les syndicats.
Les représentants du personnel pointent également des rémunérations insuffisantes, avec des « salaires qui débutent à 700 euros par mois », des amplitudes horaires pouvant s’étendre de 6 heures à 21 heures et des frais kilométriques jugés trop faibles. « Il est hors de question de payer pour aller travailler », martèle l’intersyndicale.
Parmi les revendications figurent une hausse immédiate des salaires de 15 %, le remboursement intégral des frais kilométriques, une prime de partage de la valeur de 500 euros, le paiement des heures supplémentaires et la fin du temps partiel imposé.
L’intersyndicale appelle à une mobilisation générale le lundi 15 juin 2026 à partir de 7h30 afin que « la voix des travailleurs soit enfin entendue et que leurs droits soient respectés ».

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