Nouveau mouvement de contestation contre le gouvernement

Les syndicats dans la rue pour les salaires et le droit de grève

19 octobre 2022

Des cortèges se sont formés le 18 octobre en France, très peu à La Réunion, pour la journée de "mobilisation et grève" interprofessionnelle, dont les revendications sont une augmentation des salaires, des pensions et minima sociaux, et l’amélioration des conditions de vie et d’études.

De nombreux secteurs avaient déposé des appels : fonction publique, énergie, transports publics, routiers, agroalimentaire, commerce etc. Cette mobilisation est de plus en plus élargie à des secteurs de plus en plus nombreux dans le privé comme dans le public.

A Marseille, 2.200 personnes ont manifesté selon la police, affichant des pancartes de "soutien aux grévistes des raffineries". Ils ont également dénoncé la réforme des lycées professionnels voulue par le gouvernement.

A Martigues, centre de l’industrie pétro-chimique dans les Bouches-du-Rhône, quelque 600 personnes se sont rassemblées. Pour Olivier Matteu, secrétaire départemental de la CGT, en "portant atteinte au droit de grève quand les travailleurs ont faim, (…) le gouvernement a déclenché quelque chose dont il n’a même pas idée".

Ils étaient entre 1.100 (police) et 1.300 (syndicats) à Strasbourg à avoir répondu à l’appel, selon l’Agence France Presse. Et 3650 au Havre, aux côtés des salariés de la raffinerie TotalEnergies de Gonfreville-L’Orcher, selon la police.

A Rennes, 2.600 personnes selon la police, 4.500 selon la CGT, manifestaient car "ça ne peut plus durer, ça va péter" scandait des manifestants en tête du cortège.

En début de matinée, plusieurs lycées étaient bloqués, notamment à Paris. Le ministère de l’Éducation annonce un taux de grévistes de 5,67%, grimpant à 22,94% dans les lycées professionnels mobilisés contre la réforme du gouvernement.

A la SNCF, il n’y avait pas de problèmes majeurs sur le réseau. Cependant, une poursuite de la grève serait envisagée à l’approche des vacances de Toussaint. Le patron de la CGT, Philippe Martinez, a déclaré sur RTL : "Ce sont les salariés en grève qui décideront. Comme chez TotalEnergies". Sur Twitter, le secrétaire général de la CGT-Cheminots, Laurent Brun, a indiqué que les cheminots "sont déterminés" à la poursuite du mouvement.

Dans l’industrie pétrolière d’où est parti le conflit fin septembre, la CGT va décider de la suite du mouvement chez TotalEnergies, dans les équipes de raffinage et/ou de dépôt de carburants.

Près de 400 personnes se sont réunies devant la centrale de Gravelines, plus grande centrale nucléaire française, tandis que la centrale à charbon de Cordemais (Loire-Atlantique) était aussi en grève.

A contrario de la levée de contestation, menée par la CGT et d’autres syndicats, la CFDT a elle décidé de rester à distance du mouvement, estimant que les manifestations interprofessionnelles pour des augmentations ne servent à rien.

Le gouvernement reste très attentif à ce mouvement de grève, car lors de la précédente journée de mobilisation interprofessionnelle, le 29 septembre, 118.500 personnes se sont mobilisés, dont 13.500 à Paris selon la police (250.000 et 40.000 selon les organisateurs).

Outre l’"augmentation des salaires", les manifestants dénoncent les réquisitions de grévistes mises en oeuvre par le gouvernement pour faciliter la distribution de carburant. Raison pour laquelle, FO a décidé de se joindre au mouvement.

Cependant, le porte-parole du gouvernement, Olivier Véran, a indiqué sur France 2 qu’"il y aura des réquisitions autant que nécessaire". Un avis tranché sui rappelle la volonté du gouvernement d’user du 49.3 pour passer ses réformes. D’ailleurs, cet outil devrait "probablement" être utilisé le 19 octobre, selon Olivier Véran, pour faire adopter le budget à l’Assemblée.

Le durcissement à venir des règles d’indemnisation des chômeurs, la réforme des retraites attendue pour la fin de l’année, sont autant de raison qui attisent la colère sociale et devrait mener à des mouvements de contestation.


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  • Hier, jour de grève nationale, j’ai eu l’impression en étant passé sur place et au jt de 19h d’Antenne Réunion, que la Réunion ne semblait pas vraiment concernée par ce mouvement social qui nous concerne tous, les futurs salariés en priorité. Je me suis dit qu’un jeune, qui à 25 ans cette année, qui est donc né en 1997, et qui risque de travailler jusqu’à 67 ans, selon la proposition de l’ancien 1° Ministre qui imagine cela comme "promesse" pour son programme de la présidentielle de 2027, ce nouveau salarié aura donc 30 ans cette année là à venir, pourra avoir droit à la retraite à 2027 + 37 = 2057 ! Vous vous rendez compte ? En on parle de progrès ?! Moi, j’oserai dire régression. Sans oublier qu’avec tout ce que l’on nous encourage à ingurgiter, les aliments insipides, aux colorants pour les rendre plus jolis, édulcorants pour les rendre sucré et exhausteurs de goûts divers et variés, fabriqués par l’industrie (chimique) agro alimentaire, ils ne sont pas sortis de la galère, sans oublier au passage le problème de l’eau, plus ou moins polluée, potable, et la pollution de l’air, terre et mer. Aie Aie Aie, il faut qu’ils réagissent enfin, car ce qui se prépare n’est pas vraiment radieux je trouve, pas vous ? Arthur.


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