Le PCR alerte sur les conséquences dramatiques d’un APE UE-Afoa ouvert aux services
8 juin, parCommuniqué du Parti communiste réunionnais
Manifestation de chefs d’entreprise
25 novembre 2008, par

Hier, des chefs d’entreprise ont exposé leur matériel sur le bord du rond-point du Sacré-cœur. Ils font part de leurs difficultés croissantes face à l’aggravation de la situation. Sur la base de perspectives de grands chantiers, ils ont investi dans du matériel. Le report ou l’annulation de plusieurs projets plonge ces petits patrons dans les pires difficultés. Ils citent comme exemple l’arrêt de la rocade du Tampon, décidé par Didier Robert.
« On réclame du boulot, il y a un blocage quelque part, c’est au niveau du politique, par exemple la rocade du Tampon. Nous demandons à toutes les communes de faire connaître leurs projets » : tel est en substance le message d’un porte-parole d’un groupe de terrassiers qui a organisé hier une manifestation au rond-point du Sacré-cœur au Port. « Il n’y a plus de boulot pour nous, on a les banquiers derrière nous et on n’arrive plus à payer », dit un autre entrepreneur.
Leurs engins sont immobilisés pour cause de chômage technique.
Plusieurs chefs d’entreprise ont en effet décidé hier de faire part publiquement de leurs difficultés. Dans un contexte de dynamique de grands projets, ils ont investi dans du gros matériel. Mais le chantier de la route des Tamarins arrive à son terme, et plusieurs projets destinés à faire la soudure entre la réalisation de la voie-express entre Saint-Paul et l’Etang-Salé et le début du chantier du tram-train sont soit remis en cause, soit annulés.
La manifestation de ces entrepreneurs interpelle directement les élus qui ont remis en cause de grands projets, sans proposer de solutions de remplacement pour l’emploi. Et le premier visé est clairement Didier Robert qui, en tant que maire, a mis son veto sur la rocade du Tampon, un investissement de plus de 100 millions d’euros, alors que quand il était adjoint d’André Thien Ah Koon, il avait toujours voté pour ce projet.
D’autres facteurs expliquent également cette baisse d’activités dans le BTP, ils sont les conséquences de décisions de l’Etat. Le premier est l’annulation par le représentant de l’Etat de permis de construire à cause de réseaux d’assainissement qui ne sont pas encore aux normes européennes. Le second est l’incertitude des investisseurs quant à l’avenir de la défiscalisation dans l’immobilier, qui pousse des contribuables à se tourner vers d’autres dispositifs d’investissement.
Face à cette situation, les élus locaux et les représentants du monde économique s’organisent. Le 12 novembre dernier, au Conseil général, ils ont décidé ensemble la création d’une cellule de crise pour anticiper, proposer et informer la population. Quant aux collectivités, elles se sont pour leur part engagées à accélérer la sortie des projets.
La manifestation d’hier souligne l’urgence de mettre en œuvre cette stratégie partout.
Manuel Marchal
Vers de nouveaux barrages ?
Les terrassiers revendiquent une reprise des grands chantiers ainsi qu’une baisse du prix du carburant qu’ils paient à la pompe. Et si ces demandes ne sont pas satisfaites, ils comptent imiter les transporteurs et bloquer les routes.
Verra-t-on alors des engins de travaux publics se poster à des endroits stratégiques de l’île afin de prendre en otages 800.000 personnes et cela sans que l’autorité publique n’intervienne ? Eu égard à la manière dont le représentant de l’Etat a géré le conflit des transporteurs, la question mérite d’être posée. Elle rappelle en tout cas le redoutable précédent qu’a créé l’attitude de l’autorité publique durant cette période.
Des catégories professionnelles autres que les transporteurs sont en effet en difficulté, et chacun a pu constater que quand les transporteurs ont bloqué La Réunion, les forces de Police étaient présentes sur les barrages pour éviter les bagarres, mais pas pour faire dégager ceux qui avaient proclamé publiquement leur volonté de bloquer l’économie bien avant d’agir.
Communiqué du Parti communiste réunionnais
Mézami mi koné pa si étan pti marmaye zot l’avé la shanss an avoir dann zot lanvironeman in vyé méssyé otroman in vyé madam téi gate azot dizon (…)
In kozman pou la rout
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