Luttes sociales

Les travailleurs dans la lutte depuis plus de deux semaines

Grève à Rhums-Réunion

Manuel Marchal / 8 août 2007

Bien plus de deux semaines de grève pour les salariés de Rhums-Réunion, c’est le seul moyen d’expression qu’ils peuvent utiliser pour faire aboutir des revendications visant à une plus juste répartition des richesses produites dans la société.

En grève depuis plus de 2 semaines, les travailleurs de Rhums-Réunion sont toujours confrontés à une intransigeance de la Direction sur les revendications.
Une réunion de négociation s’est tenue hier. Pour la première fois, la Direction a proposé une augmentation. Une hausse très insuffisante, mais qui est un événement. Jusqu’alors, la Direction de cette entreprise du Groupe Quartier-Français avait toujours refusé toute hausse des salaires, expliquant cette décision par sa crainte de voir se répercuter toute avancée aux autres sociétés du Groupe. Force est de constater que la détermination des grévistes a permis un changement d’attitude. Un changement néanmoins largement insuffisant pour les travailleurs, qui sont dans la lutte depuis plus de 2 semaines pour notamment revendiquer une hausse des salaires de 150 euros.
Dans cette société qui réalise 18 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel, la productivité augmente, et malgré les embauches, la charge de travail est plus importante pour les salariés. Autrement dit, ils produisent plus de richesses, mais ne voient pas leurs rémunérations progresser au même rythme.
À la demande des travailleurs, et avec le soutien de la CGTR, une Commission de conciliation pourrait se tenir en fin de semaine. Tel est en tout cas le souhait exprimé par les salariés qui poursuivent l’action afin que leurs revendications soient entendues par la Direction d’une société appartenant à un Groupe de dimension internationale, implanté sur plusieurs continents et qui détient le monopole des usines sucrières à La Réunion : le Groupe Quartier-Français.

Manuel Marchal