Luttes sociales

Lutte Ouvrière : « mettre le paquet le 5 mars »

Manuel Marchal / 27 février 2009

Membre du COSPAR, L.O. a fait part hier de son analyse de la situation sociale dans les DOM et a lancé un appel à faire du 5 mars une réussite.

« Il faut changer le rapport de force, que le patronat soit sous la menace d’une grève générale. C’est ce qu’ont compris nos camarades de Guadeloupe et de Martinique » : Lutte Ouvrière fait part de sa solidarité et de sa convergence de lutte avec les grévistes guadeloupéens et martiniquais. « Ils sont cette partie de nous-mêmes qui a engagé la lutte ».
Jean-Yves Payet constate que, d’une part, la rencontre des syndicats avec Nicolas Sarkozy n’a débouché sur aucune avancée en termes d’augmentation du SMIC. Le chef de l’État n’a pas non plus annoncé l’arrêt des suppressions de postes dans la fonction publique. Autrement dit, pas de réponses aux 2 millions de manifestants du 29 janvier en France, aux Guadeloupéens en grève générale depuis le 20 janvier et aux Martiniquais qui ont lancé un mouvement identique le 5 février.
À Saint-Denis et à Saint-Pierre, lors des deux manifestations organisées à l’appel du COSPAR, « tous ensemble pour faire la démonstration de force des classes populaire et ouvrière de La Réunion », indique Jean-Yves Payet.
« Ces journées d’actions doivent être des étapes vers la grève générale qui doit être poursuivie jusqu’à la satisfaction des revendications », ajoute le militant de L.O. « Tous les jours, des centaines de travailleurs perdent leur travail et sont poussés vers la pauvreté. Le grand patronat, avec l’aide de l’État, cherche à faire payer aux salariés le prix de leur crise », poursuit Jean-Yves Payet.
54 milliards d’euros de dividendes ont été distribués aux actionnaires l’an dernier, c’est là que se situent les marges de manœuvre pour une redistribution des richesses, précise L.O.

Manuel Marchal