Quand le communisme chinois séduit l’Américain
13 juin, parLe monde a changé
15 octobre 2007

Plusieurs milliers de personnes ont défilé à Paris pour de meilleures indemnisations des accidentés et malades du travail et contre les franchises médicales.
Plusieurs milliers de manifestants ont défilé samedi 13 octobre à Paris, de Montparnasse aux Invalides, pour « une indemnisation intégrale » des accidents du travail, interpellant Nicolas Sarkozy et le gouvernement sur « la France qui se lève tôt et a mal au travail ».
Les manifestants sont partis à 14h de la Place Raoul Dautry, près de la Gare Montparnasse. Cette manifestation est organisée par la Fnath, association des accidentés de la vie, ainsi que par l’Andeva, association représentant les victimes de l’amiante.
« Les victimes ont leur mot à dire »
En tête de cortège, des accidentés du travail en fauteuil roulant portent une banderole sur laquelle on peut lire : « Les victimes ont leur mot à dire ».
Rejetant le système des indemnisations forfaitaires, les manifestants militent pour un régime d’indemnisation « intégral », tel qu’il est appliqué pour les victimes de la route ou les accidentés médicaux.
Venues de partout en France, des veuves d’hommes morts de l’amiante arborent des photos de leurs défunts conjoints.
La CGT marque son soutien par la présence dans le cortège de son Secrétaire général, Bernard Thibault. « Dans cette période où certains s’efforcent de vanter les mérites de la valeur travail, nous voulons redire ce que sont les réalités du travail », a-t-il déclaré, ajoutant que « les employeurs doivent indemniser à hauteur des préjudices ce que l’organisation du travail a généré », et déplorant que « contrairement aux engagements pris, il n’y ait toujours pas de reconnaissance des travaux pénibles ».
Les associations organisatrices (Fnath et Andeva) sont particulièrement inquiétées par un accord signé au printemps par trois syndicats (FO, CFTC, CFDT) et le patronat, qui, selon elles, « maintient de fait la réparation forfaitaire » et « porte en germe une remise en cause de la “faute inexcusable” de l’employeur ».
850 millions d’euros
Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2008, qui instaure notamment les franchises médicales, avait été présenté jeudi en Conseil des ministres. Présenté par le Ministre du Budget et Comptes publics, Eric Woerth, le PLFSS doit être examiné à l’Assemblée nationale à partir du 23 octobre pour un vote solennel programmé le 30 octobre. Concernant la franchise médicale controversée, Laurent Wauquiez a fait valoir que sa création apporterait « 850 millions d’euros supplémentaires » pour la lutte contre Alzheimer et les soins palliatifs.
Quant à la proposition du Président de la Cour des Comptes, Philippe Seguin, de réaliser des retenues sociales sur les stock-options (dont ils sont jusqu’à présent exonérés), qui chiffre à 3 milliards d’euros son « apport », le gouvernement n’en pipe pas mot.
Ce sont toujours les mêmes qui doivent payer...
Pour signer la pétition :
www.appelcontrelafranchise.org/signer.php
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