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Éducation – Premier degré
10 septembre 2009

Une manifestation a eu lieu hier matin devant les grilles du Rectorat à Saint-Denis. Les manifestants répondaient à l’appel de l’intersyndicale UNEF, CFTC, SAIPER, Sud Éducation, SNUDI-FO et FSU. Mutations, suppressions de postes ou encore grippe A étaient au menu des revendications. Une délégation a été reçue en fin de matinée par le recteur, Mostafa Fourar.
« Les vacances sont terminées, nous sommes de retour, Monsieur le recteur », a lancé un manifestant devant le Rectorat. Une fois de plus, la rentrée s’accompagne du problème de l’emploi des jeunes diplômés réunionnais. Que va-t-il arriver pour les jeunes qui ont obtenu à La Réunion le concours de professeur des écoles et qui sont remplaçants ? « Il n’y a plus de dialogue social entre les syndicats et le Rectorat. Les dossiers s’entassent et personne ne nous répond. Il est temps que ça cesse », affirme Yanis Lebon, responsable administratif CFTC.
D’abord, ils souhaitent que le Rectorat annule la décision de février 2008 attribuant aux enseignants stagiaires des points bonus. « Grâce à ces points, ces enseignants se voient mieux classés qu’un professeur qui a 4 ans d’ancienneté et peuvent donc choisir leur lieu d’affectation », dénonce le représentant syndical.
Autres éléments de colère, la suppression de postes dans le premier degré et la question des mutations. « Il faut mettre un terme à ces suppressions », déclare Yanis Lebon. Il demande aussi qu’un équilibre soit trouvé entre le nombre d’enseignants sortants et entrants. En effet, le Rectorat note que cette année, 70 professeurs des écoles sont « en trop » à La Réunion. Même si le responsable de l’Académie a assuré qu’ils seraient affectés en cours d’année, « cette situation n’est pas acceptable » pour la CFTC.
« Chaque année, on prend 30 personnes sur les listes complémentaires et 30 personnes qui sont en métropole et qui souhaitent se rapprocher de leur conjoint. Cette rentrée, il n’y a pas eu de sélection dans ces catégories », regrette Yanis Lebon. Cette revendication est aussi portée par l’UNEF dont un certain nombre de membres étaient présents lors de ce rassemblement.
Enfin, la question de la logistique pour faire face à la grippe A a également été soulevée. « Nous ne sommes ni médecins, ni infirmiers. On ne peut pas nous demander de jouer ce rôle », explique le syndicaliste de la CFTC. Il fait référence à l’absence de personnels médicaux dans les écoles. « On nous demande d’appliquer des mesures qui sont inapplicables. Il faut donner aux écoles les moyens de les appliquer », répond Yanis Lebon.
Les manifestants ont exposé ces revendications au recteur lors d’une rencontre qui s’est déroulée en fin de matinée. Ce dernier leur a promis la mise en place d’un groupe de travail « dans le courant du 1er semestre » pour aborder toutes ces questions. Le représentant syndical reste méfiant. « Nous attendons de voir ce que ça donnera. Mais si la situation ne change pas, nous appellerons à la grève », prévient-il.
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Mézami dopi la rantré, néna in loi pou défann rogarde son téléfone dann lissé. I paré sa sé l pli gran bien bann lisséin. I paré konmsa zot va (…)
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