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4 juin, parNos peines
Face à de nouvelles mesures d’austérité en Espagne
18 juillet 2012, par

Le chef du gouvernement de Droite, Mariano Rajoy, a annoncé, le 11 juillet, de nouvelles mesures d’austérité, destinées à économiser 65 milliards d’euros. Spontanées ou organisées, les manifestations se succèdent pour protester contre les mesures de rigueur annoncée,
Sans attendre la journée officielle de protestation du 19 juillet lancée par les syndicats, les Espagnols se sont donné rendez-vous dans la rue par milliers ou par petits groupes, de jour comme de nuit.
Une politique drastique
En échange d’un plan d’aide accordé par les ministres des Finances de la zone euro au secteur bancaire espagnol, Mariano Rajoy a décidé l’augmentation de 3 points de la TVA, la mise en place d’une réforme de l’administration publique, qui se traduit par une réduction du nombre d’entreprises publiques et des conseillers locaux, et le report de l’âge de départ à la retraite de 65 à 67 ans.
De plus, les taxes sur les produits et les services (tels que les vêtements et les voitures) seront augmentées de 3% pour atteindre 21% et les taxes sur les tarifs de transports publics, la nourriture industrielle et les services des hôtels et des bars passeront à 10%. « Nous vivons un moment crucial, qui déterminera notre avenir et celui de nos familles, de notre jeunesse et de notre État providence. C’est la réalité, il n’y en a pas d’autres et nous devons sortir de ce trou, et nous devons le faire aussi vite que possible », a déclaré Mariano Rajoy au Parlement.
« Ensemble, nous pouvons »
Depuis cette annonce, les Espagnols sont dans la rue. Angeles Carrasco, fonctionnaire régional, a déclaré à l’AFP, « Ces mesures vont ruiner l’Espagne. Nous ne consommons pas, nous n’achetons plus. Nous devons descendre dans la rue, nous ne pouvons pas rester assis ». Toutes les CSP (catégorie socioprofessionnelle) se sont réunies : infirmières, enseignants, employés des administrations ou citoyens ordinaires se sont rassemblés derrière une banderole blanche portant les mots : « Ensemble, nous pouvons », lors de la manifestation. Face au démantèlement de la Fonction publique, bon nombre d’Espagnols ont décidé de manifester.
Ignorant l’appel officiel à manifester lancé par les deux grands syndicats espagnols, UGT et CCOO, pour le 19 juillet, plusieurs milliers de gens se sont rassemblés devant le Parlement, dimanche 15 puis lundi 16 juillet. « C’est intolérable. Les problèmes de l’État espagnol ne viennent pas des fonctionnaires. Ce n’est pas notre faute. Ce n’est pas logique. C’est injuste et honteux », s’est indigné Miguel Contreras, infirmier venu de la région de Castille-la Manche, dans le centre de l’Espagne à l’AFP. Le pays devrait être de nouveau le théâtre de la contestation, car ces « manifestations spontanées reflètent un malaise croissant dans la société mêlée à une indignation », a indiqué Ignacio Fernandez Toxo, secrétaire général de CCOO.
Céline Tabou
Nos peines
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