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Initiative de la NUPES
15 octobre 2022

Une "marche contre la vie chère et l’inaction climatique" est organisée, à l’initiative de la Nupes et soutenue par plusieurs organisations syndicales.
En France, la Nupes (France insoumise, Parti socialiste, EELV) et d’autres organisations politiques et associatives, seront dans la rue. "Cette initiative nationale s’inscrira dans la continuité des mobilisations engagées par les syndicats et associations, dont les journées nationales d’action des 22 et 29 septembre et la mobilisation climat du 23 septembre", ont précisé les organisateurs.
Plusieurs revendications sur la table : hausse des salaires, blocage des prix de l’énergie et des produits de première nécessité, taxe immédiate sur les super-profits, investissement "massif" pour une "bifurcation écologique" ou encore retraite à 60 ans.
Les syndicats avaient indiqué qu’ils ne feraient pas partie de l’appel, car "la démarche nous paraît un peu trop verrouillée et nous ne voulons pas être embarqués sur des champs qui ne seraient pas syndicaux", avait expliqué Solidaires.
Une quinzaine de formations politiques seront présentes, sous l’égide du chef de file insoumis Jean-Luc Mélenchon. Alors qu’il ne souhaitait pas participer pour laisser la place aux syndicats, le PCF a annoncé sa participation.
Parmi les autres formations politiques présentes : Ensemble !, Gauche Démocratique et sociale (GDS), Gauche Écosocialiste, Génération·s, Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), Nouvelle Donne, Parti de gauche (PG), Parti ouvrier indépendant (POI), Place publique, Pour une Écologie Populaire et Sociale (PEPS), Révolution Écologique pour le Vivant (REV).
Des organisations de jeunesse ont aussi décidé de se mobiliser, telles que L’Alternative, Campus Nouvelle Donne, FIDL, Jeunes insoumis·es, Jeunes écologistes, Jeunes Génération·s, Jeunes socialistes, La Jeune Garde, Jeunes du POI, NPA Jeunes 75, PEPS Jeunes, Place Publique Jeunes, Voix Lycéenne.
Plusieurs centaines de militants syndicaux ont annoncé leur soutien à la manifestation, en signant un appel à lutter contre la politique du gouvernement. Parmi eux, la secrétaire confédérale de la CGT, Céline Verzeletti.
Enfin plus d’une vingtaine d’associations, allant d’Attac à la Fondation Copernic ou encore la Marche des solidarités. "La violence des attaques du gouvernement appelle une riposte commune et prolongée", ont-elles annoncé.
Parmi les absents, les syndicats. Car "nous nous concentrions sur le processus de mobilisation en cours au mois de septembre", c’est-à-dire les appels à la grève sur les lieux de travail et la mobilisation du 29 septembre, a expliqué la secrétaire confédérale de la CGT Céline Verzeletti au micro de franceinfo.
Le secrétaire général du syndicat, Philippe Martinez, avait aussi fait part de ses réserves sur la marche en raison des mobilisations prévues depuis longtemps en septembre. "Nous voulons des mots d’ordre clairs", avait-il déclaré le 22 septembre sur LCI. "Il faut des mots d’ordre plus offensifs. Nous, nous parlons d’augmentation des salaires." La CGT prépare désormais une grève interprofessionnelle, le mardi 18 octobre.
Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a souligné sur France Inter qu’il ne participera pas à la marche, car "ce n’est pas mon combat", c’est "un combat politique". "Nous, on est récupérable par personne", a-t-il résumé.
Ce refus de participer de la part des principaux syndicats a entraîné le désistement de plusieurs chefs de fils, dont Fabien Roussel (PCF), Yannick Jadot (EELV), et d’autres caciques de la politique.
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L’appel à la marche du 16 octobre 2022
Vie chère, urgence climatique, retraites : mobilisons-nous !
Les prix explosent et les fins de mois sont de plus en plus difficiles. Mais le pouvoir macroniste refuse d’augmenter les salaires, de geler les loyers ou de bloquer les prix face à la vie chère. Pire encore, il prévoit de nouvelles attaques contre le régime des retraites et l’assurance-chômage et organise la destruction des services publics, notamment ceux de l’éducation et de la santé.
La planète brûle et l’eau manque. Mais le gouvernement, déjà condamné pour inaction environnementale, poursuit une politique antiécologique qui met en danger l’avenir même de notre écosystème. Il y a urgence à agir pour planifier la transition indispensable face à l’urgence climatique pour en finir avec notre dépendance aux énergies fossiles et aux fluctuations des prix du gaz et du pétrole.
Pendant que le peuple subit et que la planète souffre, Macron protège ses amis les plus fortunés : quelques superprofiteurs continuent à engranger. Les dividendes versés aux actionnaires ont atteint cette année un record historique. Les hyper riches peuvent toujours profiter de leurs jets et yachts super-polluants : les restrictions ne les concernent jamais. La taxe sur les superprofits, pourtant mise en place dans de nombreux pays d’Europe, n’est toujours pas à l’ordre du jour !
Cette situation ne peut plus durer. Nous lançons un appel à une grande marche contre la vie chère et l’inaction climatique à Paris le dimanche 16 octobre, précédée par des initiatives symboliques le samedi 15 octobre.
Cette initiative nationale s’inscrira dans la continuité des mobilisations engagées par les syndicats et associations, dont les journées nationales d’action des 22 et 29 septembre et la mobilisation climat du 23 septembre.
Nous marcherons :
Nous proposons à l’ensemble des organisations syndicales, associatives, politiques et aux collectifs de citoyens qui partagent ces revendications de construire avec nous cette initiative commune.
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