Un vestige de la société esclavagiste est en train de tomber
11 juin, parCourrier des lecteurs
CFDT-Interco ne comprend pas la logique de l’emploi
3 mars 2006

Pour le syndicat Interco de l’UIR CFDT, si les postes statutaires ont augmenté au Département, ce n’est pas là où il faut et rien n’a été fait pour permettre aux précaires d’y accéder. En attendant, les services sont moins efficaces et risquent même pour certains de disparaître.
De 2000 à 2005, le syndicat Interco (UIR CFDT) note au Conseil général une progression des postes de titulaires de 46% qui profite essentiellement aux filières administratives (348 postes), techniques (284 postes) et médico-sociales (248 postes). Pour l’organisation syndicale, "cette croissance ne semble pas correspondre ni aux missions principales ni aux nouvelles compétences de la collectivité."
Pour le secrétaire général de la section Moïse Mazeau, "cette progression cache malgré tout une nette tendance à l’accroissement du nombre postes vacants sur la même période de 400% et une fâcheuse propension à l’utilisation de non-titulaires" et elle ajoute que "rien n’est fait pour la promotion interne des agents depuis 10 ans." Pour les non-titulaires, le syndicat interco compte 93 agents en 2000 et 162 en 2005, ce qui "traduit la volonté de la collectivité à occuper des postes correspondants à des besoins permanents par des précaires."
Aucune formation ni concours pour les précaires
Concernant la situation des précaires (CEC-CEJ), 407 agents pourraient prétendre à l’intégration dans les services du Conseil général. Les autres sont démissionnaires ou non-renouvelés (17 agents), intégrés en 2005 (34 agents), admis au concours de rédacteurs (10), 61 agents sont sous contrats consolidé et 35 autres orientés vers d’autres structures. Le syndicat Interco déplore que "rien n’a été fait pour aider l’accès des précaires à aux postes nouvellement créées, ni formations, ni concours."
Le Département propose pour eux la création de 120 postes. Dans les 407 agents restants, l’organisation syndicale en dénombre 240 qui exercent un métier traditionnel (secrétaire, agents d’entretien...). "Bon nombre des postes vacants sont occupés par les précaires et le départ de ces agents va poser des problèmes dans l’organisation des services", estiment Moïse Mazeau et Baptiste Payet en ajoutant que "ces postes seraient essentiellement pourvus par des précaires de la zone de Saint-Denis" dénonçant ainsi "le clientélisme."
Sauver le Laboratoire Vétérinaire Départemental
L’organisation syndicale note également que si le service de prophylaxie que l’État veut léguer au Département est une coquille vide, le service vétérinaire est en voie de disparition alors qu’il est de la compétence du Conseil Général. Moïse Mazeau craint la privatisation voire la disparition du Laboratoire vétérinaire départemental, seul établissement public du genre, qui dans ces missions facultatives est notamment chargé des analyses agroalimentaires et du contrôle des cantines.
Eiffel
Courrier des lecteurs
Mézami , néna par-la dë somenn in sèrtin prézidan zétazini la di dann in konféranss de press li lé dakor pou ashté bannzil chagos mé sa sé in (…)
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