Économie réunionnaise : le calme avant la tempête
6 juin, parIEDOM : « Un premier trimestre favorable avant l’impact de la crise au Moyen-Orient »
L’Association générale des retraités tire la sonnette d’alarme
27 juillet 2005

(page 5)
Le 5 avril dernier, un débat qui n’était pas prévu a eu lieu au Sénat et à la surprise de la ministre de l’Outre-mer, pour remise en cause des différentes majorations des retraites de la fonction publique outre-mer.
C’est à la suite d’une demande conjointe de la Commission des finances et des affaires sociales que cette question a été abordée.
À travers cette attaque des retraites, ce sont tous les avantages qui sont visés avec la demande de prise en compte du rapport de la Cour des comptes.
Cette jurisprudence demande la suppression de la majoration des pensions accordées aux retraités de la fonction publique outre-mer.
Pour les actifs, cela suppose la suppression de l’index de correction de la cherté de vie, du congé bonifié, l’abattement des 30% pour le calcul de l’impôt sur les revenus. Pour l’instant, c’est la majoration des retraités qui a été discutée parfois avec insistance et virulence.
L’adversaire le plus acharné a été le sénateur Jean Arthuis, bien connu pour ses deux précédentes interventions dans les années antérieures.
(la revue des retraités réunionnais publie ici de larges extraits de ce débat, que "Témoignages" a reproduit intégralement)
Suppression de la majoration
Voilà donc cette volonté affirmée et réaffirmée de supprimer les 35% de majoration de nos retraites.
Certes un sénateur a proposé de conserver les acquis mais dans quelles conditions ? Si c’est sous forme d’indemnité compensatrice, nous n’aurons plus droit à aucune augmentation. De plus, il y aura le cas des conjoints : pourront-ils ou pas, conserver la majoration des 35% sur leur 50% de retraite ?
Également, les enfants orphelins d’un retraité de la fonction publique.
C’est une question cruciale qui intéresse aussi les actifs de maintenant et de demain. Il est certain qu’après les retraités, ce sera au tour des actifs d’être concernés, on s’attaquera aux avantages dont ils bénéficient, comme demandé par la Cour des comptes.
L’union et la combativité
Cette situation dépasse notre département, il est donc souhaitable que les intéressés d’Outre-mer se solidarisent pour la défense de leurs droits.
L’ensemble des syndicats unis devra prendre contact avec leurs camarades des autres DOM pour un bloc homogène, c’est le seul moyen de mettre en échec ces tentatives de certains parlementaires.
Dans le débat, on remarque l’attitude du Sénateur Jean Arthuis lors de la crise politique de la Polynésie.
L’union et la combativité de tous sont les seuls moyens d’assurer efficacement la défense de nos acquis. Face à une question vitale, il est plus qu’indispensable d’informer nos adhérents d’abord, mais aussi l’ensemble des retraités de l’État et de préconiser un front pour la défense de nos droits.
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