Jeunesse dans le monde : le chômage progresse, l’emploi décent recule
13 août, parUne bombe à retardement qui explosera si rien ne change
Grève à la SBTPC
10 avril 2008

Un mouvement de grève s’est déclenché mardi, à l’embauche, porté par l’intersyndicale CFDT, CFTC, CGT-FO et CGTR, pour obtenir la réintégration d’une jeune employée « licenciée abusivement, peut-être sur un coup monté » disent ses collègues. La grève a démarré fort, touchant une trentaine de chantiers SBTPC dans les quatre micro-régions.
L’écœurement des salariés de la SBTPC est fort, suite au licenciement de Graziella Mera. « C’est lamentable ce qu’on fait avec elle », explique Raymond Payet, l’un des responsables de l’Intersyndicale. Selon les syndicats, la jeune femme, munie d’une capacité de transport, était employée sur un poste administratif de commande des achats. Un poste qui ne correspond pas à ses capacités, mais « son embauche a évité à la direction la création d’une filiale transport », explique Raymond Payet.
La direction l’a licenciée « pour faute grave » suite à un problème survenu avec un fournisseur. La jeune femme explique que le fournisseur métropolitain a obtenu sa signature sur un document en le présentant comme lié à un déstockage de marchandises, alors qu’il s’agissait d’un bon de commande aux données hautement fantaisistes, introduites a posteriori par le fournisseur lui-même. Des rumeurs de « coup monté » circulent, disant qu’on aurait purement et simplement cherché à se débarrasser de la jeune femme, pour mettre quelqu’un d’autre sur son poste.
Les salariés demandent sa réintégration « à son poste initial, sans diminution de salaire ni dégradation de poste ».
Et pour faire bon poids, ils ont ajouté toutes les revendications générales sur lesquelles les négociations antérieures n’avaient pu aboutir, à savoir :
- le paiement des heures supplémentaires « à partir de la 38e heure, et pas sur les RTT ou sur des “arrangements” » comme c’est le cas. Les salariés veulent la signature d’un protocole d’accord interne.
- Des primes mensuelles
- l’application de la grille des E.T.A.M, « sans intégration du 13ème mois dans le calcul mensuel ». Les salariés expliquent qu’on leur applique un mode de calcul défavorable, non conforme à celui de la Convention collective des ETAM (employés techniciens agents de maîtrise).
- La prise en compte de l’ancienneté « depuis le premier contrat de travail ».
- La participation à la mutuelle par l’entreprise à hauteur de 80%
- La mise en place d’un ticket restaurant pour les personnels ETAM sédentaires. « Tous les autres ont quelque chose pour déjeuner, sauf les ETAM », disent les grévistes, en ajoutant que les tickets restaurants sont « défiscalisables ».
- Le paiement des indemnités de paniers pour les salariés de Cambaie.
La grève s’est étendue hier à la plupart des chantiers SBTPC de l’île et va se poursuivre « jusqu’à la réintégration de notre collègue », disent les grévistes, qui soutiennent la jeune femme dans son refus d’être mutée à Cambaie, au parc matériel.
P. David
Une bombe à retardement qui explosera si rien ne change
In kozman pou la route
Recrutement de travailleurs des pays voisins pour couper la canne pendant plusieurs mois
Depuis 2021 : 115 millions d’euros pour aider 12 000 entreprises
Plus de 100 décrets ont démantelé les droits des femmes
« L’homme n’est homme que par l’éducation » Emmanuel Kant À l’heure où, à l’échelle mondiale, six enfants âgés de moins de cinq ans sur dix, (…)
Impact de conflits lointains dans un pays insulaire dépendant de lointaines importations
Combattre les causes du chômage de masse
180 litres d’eau par jour par personne : droit dans le mur
À La Réunion l’école est obligatoire et doit être gratuite
Accélération de la crise du système néocolonial
Lutte des Chagossiens