Luttes sociales

Mobilisation des personnels de l’Education Nationale devant le Rectorat

Suite à l’appel à la grève et à la mobilisation du 26 janvier

Mathieu Raffini / 27 janvier 2021


Ce mardi 26 janvier nombreux étaient les personnels de l’Éducation Nationale (enseignants, infirmières, AESH, etc.) à être en grève pour protester contre les mesures instaurées par le gouvernement.

Ils étaient ainsi une cinquantaine à s’être rassemblés devant le rectorat à l’appel de l’intersyndicale FO FSU SAIPER Sud Éducation. A noter également la présence de l’UNSA et du SNALC ainsi que des non-syndiqués. Les prises de paroles se sont succédées afin d’afficher la solidarité de l’ensemble des personnels de l’Éducation Nationale, tous concernés par les mesures gouvernementales, en particulier les suppressions de postes et pour rappeler le rôle majeur que joue l’Éducation Nationale en tant que service public.

Il y a notamment eu de nombreuses interventions revenant sur la situation des infirmières scolaires, qui devraient selon la volonté gouvernementale être mutualisées avec les collectivités territoriales.
Or, peut-on penser une seule seconde en pleine période de pandémie de se voir réduit le nombre d’infirmières dans l’enseignement ? C’est pourtant ce qu’il est en train de se passer, et qui a été dénoncé avec force par l’ensemble des personnes et organisations présentes.
De plus, cette mobilisation avait pour but de revendiquer des créations de postes supplémentaires, ainsi que des diminutions de temps de travail. Il a également été réclamé la revalorisation des AESH.
Enfin, la casse du secondaire a également été condamnée par les différentes organisations et personnes présentes, et il a été réclamé la remise en place d’un baccalauréat aux épreuves nationales, terminales et anonyme, lui seul permettant d’assurer la continuité du service public de l’éducation sur l’ensemble du territoire national.

En conséquence, il a été annoncé que le Conseil Technique Académique serait boycotté par les organisations syndicales présentes, afin de protester contre ces mesures.
De nouvelles dates de mobilisations sont également à prévoir à l’issue des assemblées générales. Les dates du 29 janvier et du 4 février, qui sera une journée de mobilisation interprofessionnelle ont d’ores et déjà été annoncées comme possibilités.

Mathieu Raffini