Luttes sociales

Retour sur la mobilisation du 25 novembre

Dans les difficultés, il faut être solidaires.

Correspondant Témoignages / 26 novembre 2020

Hier, devant la Préfecture, l’intersyndicale a voulu montrer qu’elle existe et qu’elle est utile. Tout d’abord, plusieurs syndicats étaient représentés. Au meeting, tour à tour, ils se sont exprimés sur la situation sociale catastrophique.

En effet, avec le chômage la précarité est le deuxième fléau pour les travailleurs. Que ce soit dans le privé ou dans le public, le constat est le même, les petits contrats font légion. Les aides gouvernementales vont de plus en plus dans ce le sens, le dernier en date s’appelle le PEC, un copier-coller de ses autres grands frères. Au final, certaines personnes passent toute une vie en cumulant ces « petits contrats » et des familles entières vivent dans le stress de ne pas retrouver du travail.

L’intersyndicale, avec notamment nos camarades Jacques BUGHON et Max Banon, pointaient du doigt la politique de Macron et de son gouvernement. Ils cassent les avancées sociales, encouragent les riches et les patrons, refusent le dialogue et le bon sens. La situation sanitaire a été utilisée pour consolider un pouvoir autoritaire et policier. Ils sèment le désordre puis, en prend prétexte pour durcir des pratiques d’une gouvernance autoritaire. Le vote de la loi « Sécurité Globale » est une parfaite illustration. Même à l’étranger, les médias s’étonnent de cette tendance de Macron. L’inquiétude dépasse la sphère syndicale qui réclame de vrais emplois et non des contrats précaires.

Un soutien total et unanime aux travailleurs du Quotidien

Honneur a été fait à Edouard Marchal du SNJ, pour prendre la parole en premier, à propos de la lutte actuelle des travailleurs du Quotidien pour sauver leurs emplois.
Selon lui, le journal pourra bénéficier des aides publiques et se sera certainement effectif dans les jours qui suivent mais cela ne sera pas utilisé pour sauver les emplois. Il le regrette « Les aides publiques doivent être utilisées pour créer des emplois », martèle-t-il. Au Quotidien c’est 26 emplois qui risquent d’être supprimés dans les prochains jours. Dans un pays où il y a autant de chômage, aucun emploi ne devrait être supprimé !

L’occasion était propice pour apporter un soutien unitaire à la lutte des travailleurs du Quotidien de La Réunion soutenu par le SNJ (Syndicat National des Journalistes). Les syndicats ont tous eu un mot d’encouragement pour leur lutte. Ils ont rappelé le danger de laisser faire et l’absence de ripostes coordonnées. La direction du journal réclame un plan de licenciement massif et se heurte à une résistance organisée. Les travailleurs demandent à ce que les millions d’euros attribués par les pouvoirs publics à la presse en difficulté, soient conditionnés à la sauvegarde de l’emploi. En effet, si la situation est difficile pour l’entreprise et les travailleurs, l’aide publique doit servir à la sauvegarde des 2.

Parmi les manifestants se trouvaient Julie Pontalba et une délégation de camarades dionysiens. En phase avec les travailleurs, ils veulent la sécurité mais sociale, pas question d’une société de précarité. Tout le monde a pu noter l’absence de Lulu. Car, le connaissant, il aurait présent à cet évènement.

Correspondant.