Luttes sociales

Motion de la CGTR au MEDEF

Document remis au président de l’organisation patronale

Témoignages.re / 15 décembre 2018

Voici le texte de la motion remise hier par la délégation de la CGTR au président du MEDEF-Réunion.

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Les salarié.e.s en emploi, privé d’emploi, les retraités de La Réunion et leur famille vivient des moments difficiles, exprimés au travers du mouvement social et populaire actuel vif exutoire de l’exigence d’une vie décente. Ce mouvement met en évidence les problèmes de salaire, de vie chère, de l’emploi, du chômage, des retraites…

La CGTR soutient toutes les personnes qui revendiquent un autre modèle social et économique, et le respect de leur dignité.
Face à cette situation, la CGTR propose :
- le SMIC à 1800 euros
- 300 euros pour tous.tes, la revalorisation des retraites et minima sociaux
- la réduction du temps de travail
- l’application des conventions collectives nationales
- de vraies négociations lors des NAO
- l’égalité salariale femme/homme
- une démarche de transparence sur la réalité économique des entreprises

La CGTR dénonce avec véhémence l’abus qui se pratique part certains employeurs qui profitent de cette situation de crise pour licencier, voire pour imposer les temps partiels avec le non-paiement des salaires, la suppression des primes… Nous exigeons le respect des textes en vigueur et des négociations au cas par cas.

La CGTR a demandé à la Préfecture la mise en place d’une cellule de criese pour les travailleurs.euses, nous attendons sa réponse officielle.

La CGTR interviendra dans toutes les entreprises pour dénoncer et faire appliquer les droits des travailleurs.

Concernant l’effacement des dettes sociales, pour la CGTR c’est un salaire différé donc il est hors de question d’une quelconque modification encore moins d’une suppression.

L’arrogance, le mépris… des dirigeants contre les « riens » mobilisés hier, aujourd’hui et certainement demain doivent cesser : sinon et particulièrement le patronat ferait fi d’un développement solidaire et durable, une faute grave au regard de la cohésion économique et sociale nécessaire.

Il est vrai que la revendication salariale est taboue, et pourtant elle est un impératif pour relancer notre économie et donner un peu de baume au coeur à celles et ceux nombreux.ses à souffrir des affres de la pauvreté grandissante.

Saint-Denis le 13 décembre 2018
Le Bureau confédéral et la commission exécutive confédérale de la CGTR