La CTAP pour régler la précarité
27 juillet, parCrise des PEC à La Réunion
Laurie-Jade Payet à nouveau convoquée à la gendarmerie
21 mars 2011

Samedi dernier, la nouvelle secrétaire de l’Union Nationale Lycéenne à La Réunion (UNLR) a été convoquée à la gendarmerie de Saint-Pierre pour s’expliquer sur la manifestation des lycéens le 12 février dernier au Tampon, violemment réprimée. Elle devra de nouveau venir devant les gendarmes mardi prochain. Une manifestation de solidarité est organisée à cette occasion.
Quel acharnement ! Après la garde-à-vue arbitraire déjà infligée à Alexis Chaussalet, alors responsable de l’UNL-Réunion, après la manifestation lycéenne de février contre les suppressions de postes dans l’Éducation nationale, c’est la nouvelle responsable de ce syndicat qui est harcelée. Elle a été convoquée samedi dernier à la gendarmerie de Saint-Pierre pour s’expliquer sur les troubles qui ont marqué cette manifestation.
Devant ce scandale, Laurie-Jade Payet et sa famille ont reçu d’emblée un large soutien. Une vingtaine de personnes, ami(e)s, responsables syndicaux et autres militants démocrates les ont accompagnées. D’autant plus que la maman de Laurie-Jade Payet était inquiète et offusquée par la manière dont les gendarmes lui ont parlé au téléphone : une véritable inquisition, cherchant à la culpabiliser (« et pourquoi vous n’étiez pas là quand on est passé chez vous ? », etc...).
La responsable syndicale lycéenne est ressortie 15 minutes plus tard, car « le chef n’est pas là » (bizarre !), avec une autre convocation pour mardi prochain et ces propos : « ce n’est pas la peine de vous faire accompagner la prochaine fois ».
Voilà pourquoi une nouvelle manifestation de solidarité pour la liberté d’expression et d’organisation est organisée ce mardi à 10 heures 30 à la gendarmerie (sur le front de mer de Saint-Pierre) afin de protester contre cette tentative d’intimider la responsable de l’UNLR, après la réussite de son congrès.
Correspondant
Lettre de Gélita Hoarau au préfet
Ouvrons les espaces de dialogue attendus par nos jeunes
Dans une lettre adressée hier au préfet, la sénatrice de La Réunion demande au représentant de l’État d’intervenir pour que cessent les poursuites à l’encontre des lycéens.
Début février, à l’instar de nombreuses académies de la République, un très important nombre de lycéens, préoccupés de la qualité de l’enseignement qui leur est dispensé, a manifesté dans toute l’île et au Tampon notamment.
Au cours de ces manifestations, dont la presse a souligné le caractère sincère et bon enfant, il y a eu quelques instants de friction sans gravité aucune. Pourtant, et là encore, l’opinion est unanime sur ce point, ces menus incidents ne justifiaient point que soient mises en œuvre des poursuites systématiques visant à obtenir des sanctions pénales.
Je pense que, les émotions étant apaisées, le temps est venu de privilégier la poursuite du dialogue avec les lycéens dans un climat redevenu serein. Cela implique, à mon avis, que soient abandonnées les poursuites engagées à leur encontre.
C’est pourquoi, Monsieur le Préfet, j’ai l’honneur de solliciter votre intervention afin que cessent les enquêtes de gendarmerie et que s’ouvrent les espaces de dialogue attendus avec espoir par nos jeunes des lycées.
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