APE : alerte générale sur les emplois à La Réunion, résultat de l’aliénation
9 juin, parRisque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
Collectif des précaires de l’Éducation nationale
23 décembre 2005

Dans un communiqué, le collectif des précaires de l’Éducation nationale se dit "écœuré par la légèreté avec laquelle l’État traite le dossier sensible du devenir de 700 collègues CEC, CES, CIA, contractuels de services qui exercent dans les collèges et les lycées".
Lors de la table-ronde, "aucune proposition n’a été formulée par le recteur d’académie pour sortir de la crise actuelle". Le collectif déplore aussi le fait que le préfet quant à lui "rase les murs et adopte un profil bas" après leur avoir "rabâché les oreilles des mois durant qu’aucun précaire ne restera sur le bord du chemin".
Bien triste Noël que celui que s’apprête à passer nos 700 collègues !
Le collectif tient par ailleurs à souligner qu’ils ont été "particulièrement choqués par les propos déplacés tenus par un responsable syndical (qui brille actuellement par son absence". Le syndicat de ce dernier "(le SNAEN-CT)" a, selon le collectif, "promis" qu’il "se réserve le droit d’agir si les conditions d’hygiène et de sécurité ne sont pas réunies à la rentrée".
Toujours selon le collectif, "l’annonce de la mise sur le carreau de 700 hommes et femmes sur le carreau ne semble pas être pour certains une préoccupation", et "d’autant que les TOS titulaires vont par ailleurs directement en supporter les conséquences en termes d’aggravation de leurs conditions de travail, sans compter bien sûr les incidences désastreuses pour nos élèves".
Face à ce licenciement massif annoncé, le collectif des précaires "ne restera pas sans réagir". Avec les syndicats qui "soutiennent" leur lutte, ils engageront très prochainement "des actions fortes et inattendues".
Au-delà des actions qui pourraient être engagées pendant les vacances scolaires, le collectif appelle avec le SGPEN-CGTR et l’UNATOS-FSU, "toutes les fédérations, syndicats départementaux et confédérations de La Réunion à appeler à la grève à la rentrée" ne serait-ce qu’en raison du fait que l’absence de ces 700 hommes et femmes "(qui ont été exploités pendant des années et qu’on jette comme des vulgaires kleenex)" va "désorganiser le fonctionnement de nos collèges et lycées au plus grand détriment de nos élèves".
Le collectif "prévient" l’État, que "s’il est nécessaire à la rentrée de faire le siège du Rectorat ou de mener des opérations ciblées scolaires", ils "le feront !!!"
Pour le collectif, le ministre de l’Éducation nationale "se doit d’apporter une réponse des plus urgentes", car "jouer la carte du pourrissement, ce serait allumer la mèche d’un véritable incendie social".
Enfin, faire de l’emploi la priorité des priorités : ok, mais le collectif de souligner : "mais ce ne sont des mots dont nous avons besoin, mais bel et bien d’actes concrets !!!!"
Risque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
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