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22 août 2012

Plus d’une dizaine de membres de la plateforme des associations du dispositif “emplois verts” et le collectif des salariés “emplois verts” se sont réunis hier sur le site de Beaumont, à Sainte-Marie, afin de maintenir la pression sur l’État et les élus locaux concernant la problématique des contrats aidés. Ils réclament « le maintien des 2.500 “emplois verts” pour le second semestre 2012 ». « Nous attendons des réponses concrètes et immédiates. Sinon, nous bloquerons les quatre coins de l’île », prévient Giovanni Govindin, membre du collectif, alors qu’une table ronde doit se tenir aujourd’hui en préfecture.
A la veille de la table ronde qui doit se dérouler en préfecture entre les représentants de l’État, du Pôle Emploi, du Conseil régional, de la plateforme des présidents d’associations et du collectif des employés, ces derniers continuent à maintenir la pression sur l’État et les élus locaux.
Hier, c’était en effet sur le site de Beaumont, à Sainte-Marie, que plusieurs membres de la plateforme qui regroupe 75 associations du dispositif "emplois verts" et du collectif des salariés “emplois verts” ont décidé de se rassembler. Un site où travaillent 20 salariés “emplois verts” menacés de non-reconduction de leur contrat. « C’est pour rappeler que les associations participent également à la protection de l’environnement à caractère touristique que nous nous trouvons ici. Il existe 150 chantiers de ce type à travers l’île qui emploient 2.500 personnes », explique, en substance, Brigitte Naze, Présidente d’une de ces associations.
Déterminée tout comme les membres de la plateforme, elle proteste contre la nette diminution des contrats aidés “emplois verts” alloués au Conseil régional et réclame le maintien de ces 2.500 contrats.
« Ces emplois ne sont pas qu’occasionnels et participent à l’économie sociale et solidaire », martèle Brigitte Naze, avant de déplorer que le gouvernement veut supprimer des emplois aidés alors qu’un ministère dédié à l’Économie sociale et à la Solidarité a été créé. Elle souligne également que « ce sont 10.000 à 12.000 personnes qui sont touchées » par cette baisse d’effectif et que « ces petits salaires contribuent à faire vivre des familles de quatre à cinq personnes ».
Les autres représentants d’associations présents se sont également tour à tour exprimés afin de faire part de leur colère. Ils insistent sur le fait que « ce mouvement est apolitique » et dénoncent la passivité des élus locaux. « À l’heure d’aujourd’hui, nous n’avons aucune nouvelle des élus », regrette Monique Iori, Présidente de l’association Agir Pour Nout Tout.
Les membres de la plateforme des associations du dispositif "emplois verts" et le collectif des salariés “emplois verts” placent maintenant toutes leurs espérances dans la table ronde de ce mercredi 22 août. Ils espèrent des « réponses concrètes et immédiates ». Sinon, nous bloquerons les quatre coins de l’île », prévient Giovanni Govindin, membre de la plateforme d’associations.
« Le mouvement sera sévère », insiste, pour sa part, Gérard Agathe, porte-parole du collectif des employés en contrats aidés. Il déplore aussi que « les “emplois verts” soient les serpillères de l’État ». « Qu’on arrête avec cela et que le gouvernement prenne ses responsabilités », termine-t-il.
Pour rappel, le jeudi 16 août dernier, ils étaient déjà plus de 500 “emplois verts” à se rassembler devant la préfecture à Saint-Denis. Une délégation de manifestants avait été reçue en préfecture, puis ressortie bredouille de cet entretien. Ces derniers avaient alors prévenu que si l’État refusait de maintenir les 2.500 contrats du premier semestre, les routes seraient bloquées.
Avec Imaz Press Réunion
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
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