Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
Enceinte portuaire
23 mars 2005

Hier, l’enceinte portuaire du port Est a été le théâtre d’un nouveau coup de colère. Après avoir constaté que la société KALMAR avait repris le montage des chariots “Cavaliers”, une partie des salariés de la SERMAT et des dockers a débrayé. Le travail a repris en milieu de matinée.
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"Nous avons eu affaire à une véritable provocation. Ce n’est pas acceptable", ne décolère pas Danio Ricquebourg, délégué syndical CGTR de la SERMAT (Service, maintenance et assistance technique - qui travaille pour le compte de trois sociétés d’acconiers). En arrivant hier matin dans l’enceinte portuaire, il a constaté que le montage des “Cavaliers” avait repris. Or le jeudi 17 mars, les salariés de la SERMAT, soutenus par les dockers, avaient bloqué l’activité portuaire toute la matinée pour exiger l’arrêt du montage de ces équipements. Les grévistes étaient d’autant plus motivés que dans un courrier adressé à la Direction de l’entreprise, l’inspecteur du Travail demandait la suspension immédiate des travaux en attendant la réunion avec le comité d’entreprise auquel un plan de modernisation de la SERMAT avait été soumis. L’opération de montage avait cessé quelques heures après le débrayage et le travail avait alors repris dans le port.
Rappelons que l’entreprise a fait l’acquisition de 12 “Cavaliers” auprès de la KALMAR et que selon le contrat de vente, c’est cette société qui doit assurer la maintenance de ces engins. Sans s’opposer à l’utilisation des “Cavaliers”, le personnel demande à être formé à leur maintenance "car accepter la venue de techniciens étrangers à la SERMAT, c’est accepter la mort programmée de l’entreprise", explique Danio Ricquebourg. D’où sa colère lorsqu’il a constaté hier que deux employés de KALMAR avaient repris le montage des “Cavaliers” sur ordre de leur Direction.
Accompagné d’une partie du personnel et de dockers, il a demandé aux deux techniciens de cesser le travail. Trois huissiers requis par la Direction de KALMAR ont constaté les faits et dressé un procès-verbal. Le travail a finalement repris après le départ des huissiers et des techniciens. "Nous restons vigilants", indique Danio Ricquebourg. "Il n’est pas question que le montage reprenne. L’inspecteur du Travail l’a expressément demandé à la Direction de la SERMAT", note le délégué du personnel.
Michel Antonelli, président de la SERMAT, ne retient pas l’argument. "L’inspecteur du Travail nous demande à nous, SERMAT, d’arrêter le montage. Mais nous ne pouvons en aucun cas lui donner satisfaction", remarque-t-il. "Notre contrat d’achat des “Cavaliers” auprès de KALMAR prévoit que cette entreprise nous livre des équipements montés et en état de marche. C’est KALMAR qui procède actuellement au montage, pas la SERMAT. Nous ne pouvons donc rien faire pour l’arrêter. L’inspecteur du Travail se trompe de cible", soutient le président de l’entreprise. Il souligne que c’est à la demande de KALMAR et pas de sa société que le constat d’entrave aux opérations de montage a été constaté par huissiers.
Le comité d’entreprise et la Direction de la SERMAT se rencontreront le vendredi 25 mars pour une réunion de concertation sur le plan de modernisation de l’entreprise. Les débats devraient être passionnés.
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