Luttes sociales

Nouvelle victoire de la CGTR contre les patrons de Mr Bricolage

La Cour d’appel confirme l’illégalité des ouvertures toute la journée du dimanche

Manuel Marchal / 18 décembre 2019

La Cour d’appel a confirmé hier l’exécution provisoire du jugement obligeant les patrons de Mr Bricolage à respecter la loi en termes d’ouverture le dimanche. C’est une nouvelle victoire contre ceux qui imposent des salaires trop bas, ce qui oblige des travailleurs à sacrifier leur dimanche pour obtenir un complément de revenu indispensable.

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La CGTR-Commerce au défilé du 18 décembre à Saint-Denis.

La CGTR-Commerce vient de remporter une seconde victoire sur la SOREBRIC, filiale du Groupe Hayot exploitant les 4 magasins Mr Bricolage. Hier, la Cour d’appel de Saint-Denis a confirmé l’exécution provisoire du jugement ordonnant aux patrons de cette enseigne de respecter la loi en termes d’ouverture le dimanche.

Rappelons que devant le refus de discuter des patrons de la filiale du Groupe Hayot, la CGTR-Commerce avait dû recourir à la justice afin de faire dire le droit. Un arrêté préfectoral interdit l’ouverture des magasins toute la journée du dimanche. La filiale du Groupe Hayot a alors contre-attaqué en manipulant une partie du personnel et en organisant une bien curieuse manifestation à la préfecture, avec des salariés mobilisés contre la CGTR.

La filiale du Groupe Hayot a tout intérêt à ce que les salariés se trompent de combat, car le problème de fond est l’exploitation de ces salariés. Leurs salaires sont si faibles que le travail du dimanche continue un complément appréciable. C’est la même chose pour des étudiants qui travaillent le dimanche dans ces magasins. Ils y sont contraints en raison des trop faibles revenus accordés par le gouvernement aux étudiants, au regard d’un coût de la vie exorbitant à La Réunion.

Rappelons que des maires ont accordé des dérogations à la filiale du Groupe Hayot pour que des magasins ouvrent les journées des 8 et 15 décembre. La décision d’hier pourrait donc bien rendre ces ouvertures illégales, ce qui signifierait que les patrons de Mr Bricolage devraient payer une astreinte de 10.000 euros par infraction constatée.