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La mobilisation continue contre la loi sur les retraites
22 avril 2023, par

Barrages filtrants, voies de chemin de fer occupées, manifestations ou actions coup de poing ont eu lie dans plusieurs villes de Franc où la contestation de la réforme des retraites s’est poursuivie sous forme de "tour de chauffe" avant le 1er mai.
Côté transports, les quatre syndicats représentatifs de la SNCF ont appelé à une "journée d’expression de la colère cheminote". A Rennes, quelque 5.000 manifestants selon les syndicats, 1.200 selon la préfecture, ont défilé contre la réforme, devenue loi le 14 avril.
"On peut prendre cette manifestation comme un petit tour de chauffe avant le 1er mai, où j’espère qu’on sera très très très nombreux. C’est par des vagues qui peuvent paraître petites, à force de répétitions, qu’on envoie quand même un message", a expliqué à l’Agence France Presse, un des manifestants.
Des mobilisation avant la grande manifestation du 1er mai
L’intersyndicale a appelé à faire du 1er mai "une journée de mobilisation exceptionnelle et populaire contre la réforme des retraites et pour la justice sociale".
D’ici là, à Paris, des cheminots et salariés d’autres secteurs en grève ont envahi brièvement le hall de la tour d’Euronext à La Défense. Par la suite, des actions similaires ont eu lieu les semaines précédentes contre d’autres entreprises jugées symboliques.
Parties d’une assemblée générale à Gare de Lyon, environ 300 personnes ont emprunté le RER jusqu’à La Défense puis ont couru pour entrer dans le hall de la tour, qu’ils ont inondé de fumigènes en scandant des slogans, a constaté un journaliste de l’AFP.
En début d’après-midi, une manifestation a débuté depuis l’Hôtel de ville. Plusieurs centaines de personnes ont défilé. Quelques poubelles brûlées, vitrines et vitres d’arrêts de bus cassées ont été recensées.
"La mobilisation est en pente descendante car tout le monde se réserve pour le 1er mai qui, je pense, va marquer les esprits", a déclaré Armand Courty, syndicaliste CGT à la préfecture de police de Paris.
La mobilisation à l’occasion de cette journée des travailleurs promet d’être "historique", a assuré pour sa part Jérôme Schmitt (Sud-Energie). Autre action choc. La CGT a revendiqué deux coupures de courant à l’aéroport de Montpellier et dans un collège de l’Hérault, à l’occasion d’un déplacement d’Emmanuel Macron dans le département.
Le cheminots maintiennent la pression
A Lyon, les bureaux de SNCF Réseau ont été momentanément envahis par plus d’une centaine de cheminots, déterminés à ne pas tourner la page.
Dans l’après-midi, le trafic de la gare de Besançon a été bloqué par près de 80 manifestants durant deux heures. Ils occupaient les voies : 14 TER et un TGV ont été impactés par des retards de 45 minutes entre 18H00 et 19H00, avant que le trafic ne soit complètement rétabli, a indiqué la SNCF.
A Bordeaux, quelque 300 manifestants selon la CGT s’étaient aussi rassemblés à la mi-journée devant la gare pour un "village des luttes" à l’appel des syndicats de cheminots. Des manifestants ont brandi une marionnette affublée du visage d’Emmanuel Macron, avec écrit "Super menteur", avant de faire sauter cette effigie avec un pétard.
Dans plusieurs autres gares, dont celles de Niort (Deux-Sèvres) ou Montauban (Tarn-et-Garonne), des manifestants ont momentanément occupé les voies. Tandis qu’à Lorient (Morbihan), un passage à niveau a été bloqué dans la matinée du 20 avril. Des opérations de barrage filtrant ou de blocage routiers ont été recensées à Figeac (Lot) ou à Auch (Gers).
Les actions se sont poursuivies jusque dans la soirée où à Nantes, environ 200 à 300 personnes ont déambulé dans le centre-ville en faisant du bruit avec des casseroles et en scandant "Nantes, debout ! Soulève-toi" ou encore "tout le monde déteste la police".
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