Canne à sucre à La Réunion : il est temps de tout revoir
21 septembre, parSortir du système néocolonial de simple fournisseur des profits d’une société exogène
13 novembre 2013

L’actualité récente ayant apporté au projet de NRL (Nouvelle Route Littorale) des éléments nouveaux, dans un communiqué, ATR-Fnaut annonce la tenue d’une conférence de presse ce matin afin d’alerter l’opinion réunionnaise sur les dangers mis en lumière par des évaluations et analyses réactualisées de cette route en mer.
En procédant à la signature publique triomphale des marchés avec les majors internationaux du BTP, la Région veut croire que l’avenir de sa NRL est verrouillé ! La venue dans l’île de leurs états-majors nationaux montre bien toute l’importance de l’enjeu économique que recèle l’ouvrage.
Mais nous savons depuis le tram-train que même avec des contrats signés, rien n’est jamais acquis. Et la « route en mer » révèle chaque jour ses faiblesses congénitales qui alimenteront recours et appels si la Région et l’État restent sourds.
Mercredi, Didier Robert s’est enorgueilli « d’offrir le meilleur pour La Réunion ! ». Mais le « meilleur » se réduit en fait à la plus-value d’une seule voie dédiée au bus et d’une piste cyclable sur 12 km, qui ne seront livrées que dans 7 ans et pour plus de 2 milliards d’euros. Notre route littorale, déjà « la plus chère du monde », normalement déjà sécurisée à grands frais (filets et gabions), serait coûteusement déplacée et exposée cette fois aux risques marins. Mais les embouteillages, eux, ne disparaîtront qu’au prix d’encore hypothétiques financements pour l’entrée Nord de Saint-Denis !
Par ailleurs, le report du Transport en Commun guidé après 2020 ne peut qu’interpeller le Ministère de l’Environnement et l’Europe sur l’engagement réel de La Réunion dans son développement durable.
Quels chantiers seront sacrifiés par Didier Robert pour trouver les 150 millions d’euros déjà manquants ? Ne va-t-il pas augmenter la taxe sur le carburant et l’octroi de mer, au détriment des Réunionnais ?
Il est indécent de faire miroiter 2.500 emplois aux yeux des 12.000 salariés en attente de reprise du BTP. Si la NRL va préserver des postes existants, elle ne créera que marginalement des nouveaux emplois locaux et contribuera à en faire disparaître d’autres ! Les majors du BTP nous ont d’ailleurs prévenus que la technicité de leurs ouvrages réclamera un important concours extérieur !
Sur la base d’évaluations incontestables, nous démontrerons que ce projet nous ruinera alors qu’il existe des tracés sûrs et moins pénalisants pour la nature de l’île et qui épargnent nos ressources minérales comme notre potentiel et nos emplois, y compris agricoles.
Afin de livrer plus en détail nos informations, et en vue de la consultation en cours sur la demande de dérogation sur les dégâts occasionnés à l’environnement par la NRL, une conférence de presse aura lieu ce mercredi 13 novembre 2013.
Les collectifs et associations signataires :
Collectif pour la Protection de la Petite et de la Grande Ravine des Lataniers
Association Réagissons !
Collectif Non à la NRL
Association Alternatives Transports Réunion (ATR-Fnaut)
Pour le collectif associatif
Bruny Payet
Sortir du système néocolonial de simple fournisseur des profits d’une société exogène
Toute bann léktèr zoinal Témoignages lé sirman o kouran dsi litilité roplante bann pyé d’boi pou anpesh lo dérègloman klimatik. Sé in problèm gaz (…)
In kozman pou la rout
Le Président américain recevra bien son homologue chinois, le 24 septembre 2026, comme il l’avait exprimé, lors de sa visite en Chine, en mai (…)
La limite de +1,5 degré risque d’être dépassée
La limite de 1,5 degré de l’Accord de Paris bientôt franchie
Impact de la crise climatique mondiale dans notre pays
Projet de désindexation des pensions sur l’inflation
Forte houle : l’océan rappelle les limites du béton
2016-2026 : 10e anniversaire de la disparition de Paul Vergès.
Le monde a changé, et La Réunion ?
Le monde a changé, et La Réunion ?