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13 juin, parLe monde a changé
Rencontre des syndicats et de la Région hier
16 mars 2007

La Région a reçu hier les représentants de syndicats. Au coeur de la rencontre, une réflexion sur les conditions nécessaires à l’établissement d’un dialogue social. Car force est de constater, qu’aujourd’hui il n’existe pas. Paul Vergès a défini face aux syndicats deux priorités à développer pour permettre la naissance du dialogue social : la pérennisation des emplois et des formations adaptées à l’économie.
Les représentants syndicaux CGTR, CGC, CFTC, CFDT, et FO se sont réunis hier à la Région pour aborder les problèmes qui freinent le développement économique de l’île et qui pénalisent les salariés ainsi que les demandeurs d’emploi. Pour les écouter et réfléchir ensemble aux perspectives d’avenir, le Président Paul Vergès était entouré d’une petite équipe : Raymond Mondon du CESR, Denise Delorme, Chargée de la formation à la Région, Pierre Vergès et Raymond Lauret, Président de la Commission d’appels d’offres à la Région et au Port.
Chaque syndicat a pu à tour de rôle exprimer ses préoccupations et réagir aux réponses des membres de la Région. Les questions ont abordé les conditions de travail des salariés, le blocage du taux de chômage, les retraites de plus en plus faibles, la valorisation des salariés, la répartition des richesses, la formation pour tous, la mobilité, le manque de structuration des secteurs économiques, le manque d’entreprises qui répondent aux appels d’offres, etc. Une série de problèmes portée par les syndicats qui permettent de conclure à l’absence de dialogue social. « Il faut en finir avec des décennies de non dialogue social », a affirmé Paul Vergès. Mais comment ? « D’abord, il est nécessaire que les organisations syndicales et salariales aient accès aux même information. Par exemple, quand un patron demande si son activité sera garantie pendant tant d’années, le salarié doit aussi savoir s’il gardera son emploi ». Une cellule d’information doit être créée pour les syndicats.
Le dialogue social ne peut s’appuyer que sur la garantie d’une pérennité des emplois et la mise en place de formations adaptées aux besoins. C’est le projet de la Région lié aux grands travaux que représentent la route du littoral et le tram-train. Il faut même anticiper, précise Paul Vergès. C’est pourquoi il faut penser à l’extension du tram-train jusqu’à Saint-Joseph, possibilité qui se précise et relancer ce projet dans l’Est. La Réunion a aussi besoin d’un plan de sécurisation des voies de communication. L’objectif est de « partager les fruits de la croissance avec la population », car il n’est pas concevable que l’investissement public profite aux seuls chefs d’entreprises.
Edith Poulbassia
Des signes d’inquiétude
10% du budget Assedic utilisé pour la formation : A peine 10% du budget de l’Assedic attribué à la formation est utilisé à La Réunion. Pourtant, les besoins sont réels. Pourquoi ? Denise Delorme a rencontré l’Assedic. Des contraintes entravent l’accès des demandeurs d’emploi à la formation. Les formations doivent être courtes, moins d’un an, et le plus souvent elles doivent se justifier par une possibilité d’embauche. Or, les formations qui répondent aux besoins du marché excèdent souvent une année. Denise Delorme a ainsi cité l’exemple d’une secrétaire au chômage qui voudrait se reconvertir en infirmière, soit trois ans de formation.
58% des retraités au minimum vieillesse : travailler et se retrouver au minimum vieillesse à la retraite. Une réalité qui devient la règle majoritaire. Les salariés n’arrivent plus à cotiser le nombre d’années nécessaires pour bénéficier d’une retraite pleine. La faute aux emplois précaires. Pour Paul Vergès, on ne peut admettre que des générations entières soient condamnées à une retraite misérable.
Peu d’entreprises pour les appels d’offres : Raymond Lauret a évoqué le problème. Trop de peu d’entreprises répondent aux appels d’offres. « Ce qui est frappant, c’est ce manque d’entreprises pour certains travaux. Les petites entreprises ne sont pas assez organisées pour y répondre. Il existe sans doute un déficit d’information à la Chambre de Métiers. Les syndicats peuvent y jouer un rôle auprès des petites entreprises ».
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Messages
16 mars 2007, 07:39, par nicolas de l’ouest
Les salariés du privé et du public en Corse, bénéficie d’une prime d’insularité...
Créer les conditions du dialogue social, c’est aussi donner la possibilité aux syndicalistes de mieux appréhender la réalité des difficultés liées à la gestion d’entreprise.
Que chacun joue son rôle, l’actionnaire ou le gérant en expliquant ce qu’ils veulent faire et ou ils veulent emmener leur entreprise et ses salariés (ce qui n’est pas forcément le cas aujourd’hui), et les syndicalistes en n’adoptant plus les positions obtues qui ne font progresser personne.
Si l’on considère le droit du travail comme une rigidité ou contrainte dans la relation employeur / employé, doit on rendre plus flexible cette rigidité, et renvoyer à la bonne intelligence que constituent les accords intra entreprises ?
La réponse est inévitablement "oui", n’en déplaise !