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Lutte contre la réforme des retraites
22 mai 2023, par

Le secrétaire général de la Confédération démocratique du travail (CFDT), Laurent Berger, souhaite transformer la « force populaire » en « énergie pour mettre nos interlocuteurs sous pression et obtenir des avancées concrètes ».
Le premier secrétaire de la CFDT, Laurent Berger, a affirmé dans une interview au JDD dimanche 21 mai que la bataille des retraites « ne cessera jamais », précisant qu’il préfère « obtenir des avancées concrètes » pour les salariés plutôt que de « poursuivre un but difficile à atteindre ».
« On verra après le 8 (juin, jour théorique de l’examen d’une loi d’abrogation de la réforme des retraites, NDLR). C’est certain qu’on ne va pas faire des manifestations à répétition », a affirmé Laurent Berger, qui quittera ses fonctions le 21 juin, interrogé sur le devenir du mouvement de contestation contre le recul de l’âge de départ à 64 ans.
« Notre sujet aujourd’hui, au sein de l’intersyndicale, est de se demander si on envoie dans le mur cette force populaire en lui faisant poursuivre un but difficile à atteindre ? Ou est-ce qu’on la transforme en énergie pour mettre nos interlocuteurs sous pression et obtenir des avancées concrètes ? Je préfère la deuxième option », a souligné ce dernier.
Ces déclarations interviennent quelques jours après les échanges entre les syndicats et la Première ministre, lors de réunions bilatérales à Matignon, malgré leur opposition intacte contre la réforme des retraites, promulguée le 14 avril.
N’étant pas parvenu à faire reculer le gouvernement sur la réforme des retraites, les syndicats font face à un dilemme, rejeter la reprise du dialogue avec le gouvernement, ou reprendre les discussions pour obtenir des « avancées concrètes » malgré tout.
De son côté, la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, a affirmé ne pas voir l’intérêt d’une multilatérale État-syndicats-patronat, comme le souhaite la première ministre, s’il n’y avait « pas d’annonces concrètes sur la question du retrait de la réforme des retraites ou de la hausse des salaires ».
« Nous participerons à la suite », a affirmé Laurent Berger. « Certains collègues de l’intersyndicale peuvent être en désaccord là-dessus. Mais nous voulons nous servir de la force du mouvement social pour obtenir des avancées pour les travailleurs et cela nécessite d’aller discuter », a-t-il affirmé.
Autre signe de possibles désaccords au sein de l’intersyndicale, Laurent Berger est moins affirmatif que Sophie Binet sur le fait que des propositions communes émergeront de la réunion des syndicats prévue le 30 mai.
« L’intersyndicale se réunira le 30 mai, nous verrons si une réponse émerge le soir même. Si on peut porter des revendications communes, c’est très bien. Sinon, cela reste la pluralité du mouvement syndical », a expliqué ce dernier.
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