Économie réunionnaise : le calme avant la tempête
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Centrales thermiques du Gol et de Bois-Rouge
27 mai 2005

Commencé mercredi, le mouvement de grève dans les Centrales du Gol et de Bois-Rouge se poursuivait hier. Le dialogue social reste au point mort, les appels au dialogue des grévistes restent sans réponse pour le moment. La Direction a procédé à des réquisitions pour que la production d’électricité se poursuive.
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Toujours pas de dialogue social dans les Centrales thermiques du Gol et de Bois-Rouge. Les travailleurs ont déclenché mercredi un mouvement de grève. Motif : non respect par la Direction du protocole de sortie signé en novembre 2004. Ce texte prévoyait deux choses, précise-t-on de source syndicale. Tout d’abord le versement aux agents d’une prime “travaux pénibles et salissants” du fait de l’insalubrité des conditions de travail. À noter que cette prime est liée au statut IEG, un statut obtenu par les travailleurs du Gol et de Bois-Rouge à la suite de longues luttes.
L’autre partie de l’accord prévoyait la mise en place d’un groupe de travail sur la gestion des conflits. Selon la CGTR, "la Direction met en balance cette prime et le service minimum en cas de conflit". Ceci explique pourquoi les travailleurs du Gol et de Bois-Rouge sont en grève depuis mercredi. Ils constatent que la Direction "peine à appliquer le protocole de novembre 2004" en refusant pour le moment le versement de la prime liée aux travaux pénibles et salissants. Or, pour la CGTR, cette prime devrait être versée depuis 2001, et "la Direction ne veut pas faire le pas". Pour les syndicalistes, la Direction des Centrales veut que soit tout d’abord mis en place un service minimum en cas de conflit, et seulement ensuite discuter de la prime. Elle s’appuie sur une convention signée en Guadeloupe par les travailleurs de la Centrale du Moule. Or, précise la CGTR, "la négociation n’est pas la même".
Ce comportement motive la détermination des grévistes. Hier, le mouvement était suivi à 80%, dit-on à la CGTR. La seule réponse de la Direction à la revendication des travailleurs a été la réquisition, qualifiée d’illégale par la CGTR, d’ouvriers pour maintenir la production au Gol et à Bois-Rouge, se retranchant derrière le fait que les Centrales participent au service public. Mais, constate la CGTR, cette réquisition pourrait s’appliquer à EDF, entreprise publique, mais pas aux Centrales qui sont des entreprises privées et dont les travailleurs ne bénéficient pas des droits des salariés des entreprises publiques.
La Préfecture, l’Inspection du travail, la DRIRE sont interpellés depuis mercredi, soulignent les syndicalistes qui indiquent que la Direction n’a pas donné signe de vie quant à des négociations.
Manuel Marchal
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