Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
Grève dans la Fonction publique
21 novembre 2008

Ils étaient 1.500 selon la police, 3.000 selon les organisateurs, pour la plupart enseignants, à manifester jeudi matin dans les rues de Saint-Denis pour dire non aux suppressions de postes dans l’Education nationale et dénoncer les dégradations des conditions de travail. Les retraites faisaient partie du lot de revendications des fonctionnaires qui ont répondu à un mouvement de grève lancé au niveau national.
« Darcos démission », « Jégo démission ! », « Etudiants avec nous ! ». Les fonctionnaires mobilisés dans les rues de Saint-Denis ont multiplié les slogans jeudi matin pour dire non aux réformes du gouvernement. Hormis quelques bousculades devant la Préfecture entre les représentants de la SAIPER, leur leader Didier Debals et les CRS, la manifestation, ponctuée de quelques averses, s’est déroulée plus ou moins dans le calme.
Suppressions de postes, dégradations des conditions de travail, retraites, chaque manifestant avait son mot à dire. « On est en train de faire un pas en arrière. Si on réforme simplement pour des raisons budgétaires, c’est injuste. Les élèves n’ont pas à en pâtir », a déclaré Isabelle Thiebaut, enseignante en Maternelle à Saint-Paul.
En tête de cortège, quelques mètres derrière la banderole intersyndicale CGTR-FO-FSU-SAIPER, une dizaine de représentants du Réseau d’aides spécialisées aux élèves en difficulté (RASED). « C’est un tiers des postes de RASED qui seront supprimés d’ici l’année prochaine. Ils veulent mettre du soutien scolaire à la place, mais ça ne marchera pas pour tous les élèves, surtout pour ceux qui sont en difficulté », affirmait jeudi matin Pascal, maître RASED.
Une poignée de lycéens scolarisés au lycée Mahatma Gandhi faisaient également partie de la manifestation dionysienne. « Nous sommes déjà 35 élèves par classe, si le gouvernement supprime des postes, on risque d’être encore plus nombreux », regrette Lou, en classe de 2nde.
La manifestation, colorée par les drapeaux des syndicats, une marionnette de Sarkozy et des notes de maloya, s’est achevée devant la Préfecture vers 12 heures. Quelques manifestants ont bloqué la circulation sur le Barachois pendant plus d’une heure en s’allongeant par terre.
Cette mobilisation massive a provoqué de fortes perturbations dans les Maternelles et les Primaires. Les syndicats avaient annoncé en effet un taux de grévistes de 70% dans les écoles.
Le service minimum n’a d’ailleurs pas été assuré dans la commune de Saint-Louis.
A Saint-Pierre, ils étaient 2.000 fonctionnaires mobilisés, selon la police. Ce mouvement de grève a également touché les collèges et les lycées.
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