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Conseil interministériel du 6 novembre
23 novembre 2009

Le collectif Agir Pou Nout Tout sollicite une rencontre avec la ministre de l’Outre-mer Marie-Luce Penchard, en visite dans l’île. Il demande un bilan de l’accord COSPAR sur les prix et propose un projet de développement des emplois de proximité pour répondre à la grande question occultée par le Conseil Interministériel de l’Outre-Mer : l’urgence sociale.
Agir Pou Nout Tout profite de la visite de la ministre de l’Outre-mer pour soulever quelques questions suite au Conseil Interministériel.
Sur les prix d’abord. Agir Pou Nout Tout se félicite de la décision de nommer une personnalité indépendante à la présidence de l’Observatoire des Prix et des Revenus. Depuis 2000 le collectif a milité pour l’installation de cet observatoire et a dénoncé l’accaparement, le dysfonctionnement de cet outil. Aujourd’hui, Agir Pou Nout Tout se dit candidat à l’intégration de l’OPR et demande à la ministre de passer à la mise en œuvre de la décision du président de la République.
L’accord COSPAR n’est pas respecté
Le Conseil interministériel a permis d’affirmer la nécessité de respecter
l’accord établi avec le COSPAR sur les prix. Or, aujourd’hui nous sommes « en pleine publicité mensongère », affirme Jean-Hugues Ratenon. Où sont les discussions sur la TVA ? La mise en place de la commission spécifique sur les fruits et légumes ?
Le collectif demande à la ministre d’intervenir auprès des services de l’Etat pour réaliser un bilan de l’accord COSPAR, afin de redémarrer les discussions.
Pas de développement durable avec 52% de pauvres
Agir Pou Nout Tout regrette qu’aucune allusion n’ait été faîte aux 52% de la population vivant en dessous du seuil de pauvreté. « L’urgence sociale a été oubliée », affirme Jean-Hugues Ratenon. Or, pour le président du collectif, il est clair qu’il n’y aura pas de développement durable sans sortir la moitié de la population de la pauvreté.
Des solutions existent pourtant. A condition de « sortir du droit commun, de gérer les budgets autrement ». Un projet de création d’emplois de proximité est né de la réflexion engagée le 25 octobre à Cambuston avec des associations et militants. C’est ce projet qu’Agir Pou Nout Tout compte soumettre à Marie-Luce Penchard et proposer dans le cadre du "GERRI social", promesse du président de la République.
« Des métiers de proximité pour lutter contre la pauvreté et l’assistanat dans la cadre d’une nouvelle gouvernance sociale ». Pour les entreprises outre-mer il existe bien une gestion spécifique (LOPOOM), idem pour la fonction publique. « Pourquoi rester dans le droit commun au niveau de la politique sociale ? », interroge Jean-Hugues Ratenon.
Il propose de « transformer les revenus sociaux en revenus du travail ». FEDOM, FRDE, 1% solidarité Fonction Publique, RSA, API, AAH... Environ 1,2 milliard d’euros pourrait abonder une « caisse pour le développement de l’emploi et la solidarité » afin de créer au moins 50.000 emplois payés au SMIC. « Qu’est-ce qu’on attend ? », lance Jean-Hugues Ratenon. La question sera posée à la ministre.
E.P.
Des fonctionnaires parisiens viennent dans notre pays pour discuter de l’avenir de la canne à La Réunion
Mézami dopi la rantré, néna in loi pou défann rogarde son téléfone dann lissé. I paré sa sé l pli gran bien bann lisséin. I paré konmsa zot va (…)
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