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Assemblée générale de la CGTR Ports et Docks
27 juin 2014, par

A l’occasion d’une assemblée générale de la CGTR Ports et Docks, son secrétaire général Danio Ricquebourg a dénoncé la volonté des aconiers de « vider le Port de ses dockers ». Une situation qui perdure depuis des années, et devrait, si les dirigeants des trois sociétés principales signent, prendre fin, lundi 30 juin.
Lundi 30 juin, une date qui devrait être « décisive », car l’accord rédigé par l’ensemble des acteurs (syndicat, direction du travail et représentant des aconiers) devrait mettre fin en partie à « un long combat syndical ». D’ailleurs, « après des années de combat, on dénonce l’utilisation de l’argent pour enrichir certain, alors qu’il y a des pertes d’emploi depuis 2008 », a expliqué le secrétaire général de la fédération CGTR Ports et Docks, Danio Ricquebourg. D’ailleurs, « aujourd’hui ce qui pèse sur la profession, ce sont la précarisation de l’emploi, l’utilisation d’intérimaire » et le non respect des conventions collectives.
Le secrétaire général de la CGTR Ports et Docks a cité le rapport d’Alix Séry expliquant qu’au sein de l’instance portuaire, il y a un « sureffectif global et sous effectif quotidien, ce qui veut dire que globalement, il y a trop de monde, mais dans chaque société, pas assez ». Raison pour laquelle, les trois aconiers souhaitent mettre en place des groupes de main d’œuvre (intérimaire), entraînant de fait « des pertes d’emploi ». Ce dernier a également pointé du doigt, les mauvaises conditions de travail des intérimaires mais surtout la remise en cause de la profession de docker.
Une situation vivement rejetée par les dockers, qui dénoncent la volonté du patronat de « vider le Port des dockers ». Ces derniers ont rappelé qu’au moment où « le trafic reprend », soit +20% entre janvier et mai 2014, « les aconiers disent qu’il y a trop de dockers sur le Port, et si il n’y a pas assez, ils vont prendre des intérimaires ».
Une aberration dénoncée par Danio Ricquebourg, qui appelle le patronat à « ne pas être buté » et à accepter la venue de 100.000 containers de transbordement, ce qui « développera le Port de La Réunion et créera des emplois ». « On ne veut pas que les dockers soient écartés, le développement de Port Réunion se fera avec les dockers et non contre les dockers. C’est pourquoi, on dit aux camarades d’être vigilants lundi », a expliqué le syndicaliste.
D’autant que certains aconiers souhaitent remettre en question l’accord de 1994, « un accord qu’ils ont voulu, pour mettre en place des groupes de main d’œuvre et donner de l’argent pour faire partir les gens ». Cet accord pérennise l’emploi des dockers à travers l’octroi d’une paie constante, sans prise en compte du trafic.
Laissant planer l’organisation d’un grève, pouvant être durci si le dialogue n’est pas entamé avec le patronat, Danio Riocquebourg, a précisé que « la grève, si elle doit avoir lieu. Il faudra demander directement aux aconiers pourquoi est ce qu’ils veulent qu’il y ait une grève sur le Port ? » D’ailleurs, « il faudra qu’ils précisent à l’Etat, est ce que ce Port là, a une chance un jour de se développer ou est ce qu’il appartient à quelque privilégié. Qui a intérêt à faire grève ? Ce sont les aconiers qui apporteront la réponse lundi."
D’autant plus que « nous avons fait des concessions, des emploi ont été perdus », soit -20% de l’effectif. Sans compter sur les nombreux rapports médicaux assurant de « la souffrance au travail », à travers les changements de poste et les cas d’harcèlement moral, a expliqué le secrétaire général de la CGTR Ports et Docks. Autre aspect du rapport, l’internalisation au 1er septembre 2015, « on a privilégié l’emploi ».
Raison pour laquelle, « lundi sera une journée décisive », car l’accord rédigé en commun par le syndicat, la direction du travail et le représentant des aconiers « devra être signé par les patrons ». « Si ils viennent et claquent la porte, pour ne pas signer l’accord. Alors, on ne discute plus, on demande à l’Etat d’intervenir », a expliqué le syndicaliste, pour qui « il faut arrêter là, le conflit a assez duré ».
Céline Tabou
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