Luttes sociales

Pour un SMIC à 1800 euros et une hausse des salaires de 300 euros

Rassemblement de la CGTR devant le MEDEF-Réunion

Manuel Marchal / 15 décembre 2018

La CGTR avait appelé hier à la grève avec comme temps fort un rassemblement devant le siège du MEDEF-Réunion. D’autres syndicats s’étaient joints à ce mouvement, comme SUD-Solidaires et le SAIPER. Une délégation du PCR était également présente. Une délégation de la CGTR a remis une motion au président du MEDEF-Réunion. Ce document sera transmis aux autres organisations patronales.

JPEG - 104.4 ko

À l’appel de la CGTR, un rassemblement avait lieu devant le siège du MEDEF-Réunion dans la zone d’activité de la Mare à Sainte-Marie. D’autres organisations ont montré par leur présence leur soutien à cette initiative. Il s’agissait notamment du SAIPER, de SUD-Solidaires ainsi que du PCR.

De nombreux militants venus de toute l’île ont souligné leur détermination à faire avancer les droits de toutes les couches de la population. En France comme à La Réunion, le mouvement des gilets jaunes a montré l’ampleur de la crise. Dans notre île, il a confirmé l’impact d’une situation sociale hors-norme : plus de 180.000 Réunionnais inscrits à Pôle emploi, plus de 40 % de la population sous le seuil de pauvreté.

Au cours de la prise de parole précédent le dépôt de la motion, Max Banon (CGTR Région Sud) a rappelé ces indicateurs. Il a également insisté sur le fait que près de 60 % des jeunes sortis de l’école soient au chômage, diplômés ou pas.

La force des syndicats

Dans ce contexte explosif et pour ne rien arranger, le dialogue social est très difficile. Lors des négociations annuelles obligatoires, les syndicalistes doivent lutter pied à pied pour obtenir des augmentations de salaires, alors que les profits continuent de s’accumuler. La CGTR a également dénoncé les agissements de patrons qui pratiquent ouvertement la répression syndicale, en usant notamment de harcèlement moral à l’encontre de celles et ceux qui se battent pour faire respecter les droits des travailleurs.

L’intervention de Max Banon a également permis de rappeler le rôle essentiel joué par les syndicats, et en particulier la CGTR dans les conquêtes sociales des dernières décennies. Ceci a permis aux Réunionnais d’obtenir les mêmes droits sociaux qu’en France. Or ces droits sont remis en cause par une politique de casse sociale sous couvert d’austérité. D’où un plaidoyer pour renforcer l’implantation des syndicats de travailleurs dans les entreprises. Max Banon a rappelé que plus de 80 % des patrons sont membres d’un syndicat, ce qui est loin d’être le cas des travailleurs.

Cellule de crise pour les travailleurs

La CGTR estime également que les réponses du président de la République au mouvement social déclenché par les gilets jaunes sont un piège. En effet, aucun effort n’est demandé aux plus riches pour financer l’augmentation du SMIC. Emmanuel Macron n’a rien dit pour les chômeurs, les personnes qui survivent avec des minimas sociaux. Il n’a fait aucune annonce sur la question des prix et des salaires.

La CGTR revendique plusieurs mesures urgentes comme le SMIC à 1800 euros et une hausse immédiate de 300 euros des salaires, ainsi qu’une revalorisation des retraites et des minima sociaux. Elle a également mis en place une cellule de crise afin de protéger les travailleurs de mesures abusives que seraient tentés de prendre certains patrons à la suite du blocage de l’économie de La Réunion pendant deux semaines. Le syndicat demande à l’État de s’emparer de cette question et de créer une cellule de crise pour les travailleurs.
La motion a ensuite été remise au président du MEDEF-Réunion. Elle sera adressée aux autres organisations patronales.

M.M.



Un message, un commentaire ?



Messages






  • Personne ne pense à l’avenir des transports, au retour enfin du train à la Réunion, c’est bien dommage. Créateur d’emplois durables, employant les énergies du même nom, géothermie inépuisable, locale et gratuite, comme le soleil et le vent. Voilà une formidable solution, qu’en pense les camarades ? A quand une pétition pour le rail entre St Joseph et St Benoît ? Arthur qui tousse en suivant les voitures, diésels pour le plupart, fumantes aussi, merci pour nos poumons, ceux de nos enfants ! Les touristes apprécieront, c’est sur ! Vive un TER-PEI.

    Article
    Un message, un commentaire ?