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5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Pas d’avancée sur les revendications
21 juillet 2010

Hier s’est tenu un Comité d’entreprise extraordinaire au ’Quotidien’. Il a été suivie d’une assemblée générale des travailleurs. « La poursuite de la grève a été votée à l’unanimité », indique un représentant du personnel. Huguette Bello est venue hier matin apporter son soutien aux travailleurs en affirmant qu’« il faut que ’Le Quotidien’ continue à vivre ».
« La Direction va se pencher sur la grille des salaires des employés de presse », a annoncé Yannick Bernardeau, porte-parole de l’intersyndicale CFDT-CFE/CGTR-CGC-SNJ, à l’issue du Comité d’entreprise extraordinaire qui s’est tenu hier au siège du “Quotidien” où 80% du personnel (journalistes, annonces classées, régie pub) sont en grève depuis le 12 juillet dernier.
« Il ne s’agit pas de négociations salariales, mais d’une réunion durant laquelle la Direction a fait part de son point de vue sur le conflit », explique Yannick Bernardeau à propos du Comité d’entreprise qui s’est tenu pendant près d’une heure au siège de la société de presse. « Nous avons fait un historique du conflit en avançant des problèmes d’application de la Convention collective des entreprises de presse quotidienne départementale », continue-t-il. « La Direction s’est engagée à étudier le problème », constate t-il.
« Mais cette réponse de la Direction n’est pas une réponse à nos revendications », nuance le porte-parole de l’intersyndicale. Les grévistes demandent en effet une revalorisation salariale de 150 euros pour les plus bas salaires (moins d’1,4 SMIC) et une prime exceptionnelle pour les autres salariés. Demandes qui sont restées pour l’instant sans réponses.
Face à cette situation, une délégation de grévistes s’est rendue ce lundi 19 juillet à la Direction du Travail pour déposer une demande de médiation auprès de la directrice adjointe de la structure, Géraldine Morillon. La même demande a été déposée à l’Inspection du Travail et à la Préfecture. Là encore, les demandes sont pour l’instant restées sans réponses. Si le silence persiste, les grévistes songent à « saisir la Commission de conciliation ». « Dans ce cas, la Direction sera bien obligée de s’asseoir à la table des négociations », indique un syndicaliste.
Dans un communiqué diffusé hier, la CGTR-Nord fait part de sa solidarité aux travailleurs en grève. « Ce conflit est donc à l’image de ce qui se passe dans la plupart des entreprises, notamment des plus grandes et des “groupes”, et concerne donc l’ensemble des travailleurs », affirme la CGTR-Nord, qui poursuit : « La “crise”, manifestement, n’est pas pour tout le monde : il y en a qui se font du beurre pendant que d’autres, toujours les mêmes, trinquent et subissent ».
Par ailleurs, dans un communiqué paru hier, l’Union syndicale départementale SUD Santé Sociaux apporte son soutien au mouvement.
Les salariés du “Quotidien” ont mis en place une pétition en ligne sur le site : http://www.lapetition.be/en-ligne/soutien-aux-grvistes-du-quotidien-7786.html.
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
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