APE : alerte générale sur les emplois à La Réunion, résultat de l’aliénation
9 juin, parRisque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
20 août 2007

La rentrée risque d’être mauvaise pour les porte-monnaie. Nous avons une hausse récente de l’essence. Les planteurs sont devant une hausse de l’engrais de 20%. Mais les hausses qui s’annoncent font frapper les denrées de base de chacun. Du poulet à la baguette de pain, tout ce qui se produit à base de céréales devrait augmenter de 5 à 10% en moyenne.
Le prix du blé a, lui en un an, plus que doublé. Il est passé de 100 euros la tonne à 210 euros cette année. Idem pour le prix de l’aliment pour les vaches laitières qui est passé en un an de 1090 à 4000 euros, et comme ce produit sert également à la fabrication des yaourts, les produits laitiers dans les étales pourraient augmenter de 4 à 5%. Déjà la firme multinationale Danone annonce une hausse de ses prix de 2,5%
En Allemagne, le 1er août, on a assisté à une augmentation du prix du beurre de... 50%.
Il faut donc s’attendre à ce que le pain, le fromage, et même les pâtes soient augmentés. Et ce n’est qu’un début.
Les oeufs : DE +5 À +10%
La Bière : de +5 à +7%
Le jambon : +6,5%
Le porc à la découpe : +15%
Les biscuits : de +7 à +10%
Le poulet : +14%
Les "raisons" de ces augmentations
L’arrivée sur le marché mondial de pays émergents comme la Chine ou l’Inde, qui exportaient leurs produits et qui doivent aujourd’hui satisfaire une demande intérieure, raréfie les produits de base. Ces pays sont mêmes devenus des acheteurs, ainsi les brasseurs chinois ont dû acheter 20 millions d’orge pour la fabrication de la bière, soit l’équivalent de la demande française. Les prix de l’orge ont ainsi flambé. L’Ukraine ou l’Australie, qui étaient les principaux producteurs de blé mondiaux, à cause des intempéries ont vu leur production baisser de 5%.
La sous-production explique également la hausse des prix dans le secteur laitier. L’Europe en 2006 a produit 1 milliard de litres de lait en moins qu’en 2005. L’Australie par exemple, victime du réchauffement climatique, et la Nouvelle-Zélande, qui représentent 50% de la production mondiale de poudre de lait, voient leur production stagner, alors que la demande augmente. De nouveaux pays - l’Inde, la Russie, le Moyen-Orient ou la Chine - se sont mis à apprécier les produits laitiers (fromages, yaourts, desserts lactés, lait en poudre...).
Les populations les plus durement frappés par la valse des étiquettes sont les plus démunis. Une augmentation de 60% des prix se traduit par 2% de pauvres en plus...
A.W.
(Source “L’Express”)
Risque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
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