Le sens des responsabilités
10 juin, parNote de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
Centre des Finances publiques de Saint-Benoît
15 octobre 2010

Une dizaine de militants syndicaux (Snui Sud Trésor, CGTR Finances publiques, FO DGFiP) ont protesté hier devant le Centre des Finances publiques de Saint-Benoît contre la baisse des effectifs dans les services des Impôts et du Trésor. Une baisse qui fait suite à la fusion des deux services, amorcée en décembre 2009, et à la politique gouvernementale de non-renouvellement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. Ce mouvement de protestation n’a pas entrainé de perturbations au sein de la caisse.
Quatre cents personnes par jour en moyenne et des pics de 1.000 personnes par jour lors des grandes échéances, telle est l’affluence au Centre des Finances publiques de Saint-Benoît, selon les syndicalistes. « Nous ne pouvons pas accueillir autant de monde dans de bonnes conditions », lance Éric Metro, secrétaire général adjoint du Snui Sud Trésor. « Les fonctionnaires sont très vite débordés », déplore-t-il. Ce qui peut engendrer des ralés poussés entre contribuables et des tensions avec les agents. « Nous avons besoin d’effectifs supplémentaires », ajoute-t-il. Au lieu de cela, 11 postes ont été supprimés en 2010 sur toute l’île. « Il y aura encore des suppressions en 2011 », regrette Éric Metro. Le problème d’accueil serait le même dans les autres centres de l’île. « Nous avons manifesté à Saint-Benoît parce que c’est le premier centre où a été appliquée la fusion Impôts–Trésor ».
Ce mouvement de protestation était également l’occasion pour les syndicalistes d’informer les contribuables sur les dispositifs d’aide aux personnes qui ont subi « une baisse brutale de revenu ». Ces dernières peuvent demander un échéancier pour le paiement des impôts locaux. Un autre dispositif existe pour le service du Trésor. Des contribuables en grandes difficultés financières peuvent demander à titre gracieux un « allègement fiscal » qui sera étudié par les services concernés. « Ce sont des dispositifs méconnus de la population. En cette période de crise, ils peuvent aider les Réunionnais », explique Pierrick Ollivier, secrétaire général à la CGTR Finances publiques. « Ces recours sont des faveurs accordées par les services du Trésor et des Impôts. Ils ne sont pas prioritaires », prévient le syndicaliste.
Note de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
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