Présidentielle 2027 : pourra-t-on sortir du chaos ?
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21 octobre 2008

On allait voir ce qu’on allait voir. Le gouvernement allait résoudre la question du pouvoir d’achat à La Réunion en stimulant la concurrence. Vous savez, cette recette miracle du libéralisme triomphant : la concurrence est censée résoudre tous les problèmes. Libération des contraintes visant l’installation de grandes surfaces, arrivée d’une nouvelle enseigne et publication bi-mensuelle des prix d’un chariot-type. Passons sur les hésitations et le retard de la première publication. Ne tirons pas sur le pianiste Pascal Thiaw-Kine qui a bien du courage et à qui on peut souhaiter bien du plaisir dans cette galère. Lorsqu’il déclare que « notre objectif premier consiste à instaurer la transparence et la stimulation de la concurrence », on ne peut qu’applaudir. Mais le moins qu’on puisse dire c’est que le chariot-type est hors sujet. La publication sur le site Internet de la préfecture n’est accessible qu’aux internautes : bonjour la transparence ! Le choix des sept magasins est surréaliste. On voudrait nous faire croire que des Réunionnais ayant toutes leurs facultés mentales vont aller à l’Hyper-St-Louis acheter leurs spaghettis, leur dentifrice protection caries(sic) ou encore leur assouplissant au prétexte que ces produits y sont moins chers qu’ailleurs ? Comme disent les jeunes : c’est du n’importe quoi ! Tous les Réunionnais reçoivent dans leur boîte à lettres depuis belle lurette de luxueux dépliants en couleur donnant moult détails sur une grande quantité de produits vendus dans les grandes et moyennes surfaces de leur environnement proche. Il suffit de les feuilleter pour comparer les prix de plusieurs centaines d’articles vendus près de chez soi. Le geste habituel est de mettre ces dépliants à la poubelle sans même les ouvrir. Dommage, car c’est un bon moyen de faire jouer la concurrence à peu de frais sans avoir à se déplacer ni à consulter sur Internet un improbable chariot-type qui ne sert à rien. Le gouvernement serait plus inspiré en renonçant, au moins en partie, à la libération des prix qui était censée stimuler la concurrence en laissant libre cours aux forces et aux vertus du sacro-saint Marché. On vient de voir le résultat de cette liberté illimitée de faire tout et n’importe quoi. Alors, au-delà du prix des carburants et du blocage des prix des fruits et légumes après les cyclones, il est urgent de contrôler la formation des prix et d’empêcher les abus de position dominante qui sont légion dans l’univers restreint de notre île. Une révision de la législation accompagnée d’un renforcement significatif des moyens de la Direction locale de la concurrence feront plus d’effet que la publication de ce chariot-type. Ce chariot-type, version moderne du panier de la ménagère n’est que le dernier avatar de cet Observatoire des Prix et des Revenus qui n’a d’autre utilité que d’être un alibi pour les pouvoirs publics de ne rien faire de concret pour notre pouvoir d’achat.
Charles Durand
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Mézami si mi di azot mi rèss dan lé ba é sète ané la fré la okip amwin. Sépa la vyéyèss lotèr pars lé vré konm i di « toulézan douz moi » é afors (…)
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