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3 août, parDistribution de repas et de vêtements à des pauvres de Saint-Denis
Barrages routiers mercredi
19 juillet 2013

La Région est compétente en matière de coordination de l’économie. Les blocages de mercredi illustrent le bilan de son action depuis trois ans.
Mercredi, des transporteurs ont barré la route devant la Préfecture et dans le Sud pour que l’État entende leurs revendications. Depuis le début de cette crise, un acteur semble à l’abri des critiques alors qu’il est le responsable de la coordination de l’économie, pas moins. Comment expliquer que la Région soit à ce point épargnée ?
En effet, ces manifestations de patrons illustrent le bilan de trois ans de planification économique sous la responsabilité de Didier Robert. Jamais les entreprises n’ont accumulé autant de dettes, c’est une conséquence d’une activité économique à l’arrêt.
En 2008 et en 2009, ce n’était pas le cas. Le chantier de la route des Tamarins allait se terminer, et des perspectives de grands travaux existaient. Pourtant, à deux reprises en quelques mois, la Région Réunion avait été bloquée par des transporteurs. Ces derniers demandaient des chantiers… Cette entreprise de déstabilisation finit par porter ses fruits en mars 2010, avec le changement de majorité à la Région.
Aujourd’hui, une question se pose : où sont les manipulateurs qui ont bloqué la Région et ont scié la branche sur laquelle était assise l’économie du pays ?
Y aura-t-il au moins un transporteur entraîné dans ces blocus qui se lèvera pour dire : « nous avons fait une erreur » ?
Il est urgent que les responsables de la crise générale de trésorerie soient mis face à leurs responsabilités. Celle de la Région est écrasante, car non seulement elle a décidé de supprimer ou remettre en cause des chantiers représentant un montant cumulé de plus de 2 milliards d’euros, mais en plus elle a été incapable de planifier des mesures compensatoires. Les conséquences sont dramatiques pour les milliers de Réunionnais licenciés, et les 8.000 entreprises qui doivent 1,2 milliard d’euros. Elles sont à l’origine des barrages de mercredi dernier qui ont constitué un véritable trouble à l’ordre public.
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