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4 juin, parNos peines
La réforme des retraites
21 juillet 2010, par

La forte mobilisation du 24 juin dernier a mis en exergue la volonté de la population de ne pas voir cette réforme être adoptée par le gouvernement. Alors que les syndicats mobilisent et informent les gens sur les conséquences de cette réforme, le gouvernement tente de masquer les débats parlementaires.
L’affaire Woerth/Bettencourt, les départs en vacances, le débat à huit clos, l’absence de négociation, tout cela est un écran de fumée visant à couvrir les discussions à la Commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale, qui s’est réunie du mardi 20 au jeudi 22 juillet pour examiner le projet de loi sur la réforme des retraites.
Des débats houleux et anti-démocratiques
Ces séances préfigurent des débats électriques, le groupe socialiste a affirmé qu’il allait constamment faire des « incidents de séance pour montrer le manque de transparence et souligner la situation totalement baroque dans laquelle on se trouve, avec un ministre affaibli ». Les élus de l’opposition ne décolèrent pas vis-à-vis de la décision de Pierre Méhaignerie (UMP), président de la Commission des Affaires sociales, de maintenir le huis-clos.
Certains parlementaires parlent de « décision absurde et contradictoire avec l’esprit même de la réforme constitutionnelle de 2008 ». Ces derniers voulaient médiatiser les débats, pour que les citoyens prennent conscience de l’aspect « injuste » de cette réforme.
La Gauche accuse le gouvernement et l’UMP de vouloir un débat « tronqué », relève "Le Monde". D’autant que le gouvernement ne tient pas à offrir une tribune aux opposants à la réforme des retraites, avec un ministre du Travail empêtré dans des affaires de conflits d’intérêts. Cependant, comme le rappelle François Fillon, le gouvernement reste attentif aux mobilisations prévues à la rentrée.
Les syndicats mobilisent en masse
François Chérèque, secrétaire général de la CFDT, appelle les députés à prendre les bonnes décisions vis-à-vis de cette réforme. « Ce sont les députés qui font la loi, elle peut encore changer, et on va faire pression sur les députés pour qu’ils changent cette loi », a-t-il déclaré sur RFI, le 12 juillet.
Les syndicats le savent, seul le rapport de force pourrait faire changer les choses. L’absence de discussions et de remise en cause du projet de loi sur la réforme des retraites ont conduit à une rupture entre le gouvernement et l’intersyndicale, qui prévient que « l’automne sera chaud ». Les syndicats donnent donc rendez-vous pour la prochaine journée de manifestations, le 7 septembre. Face à la pression de la rue, les députés auront-ils l’intention de voter pour une loi rejetée par plus de 2 millions de personnes ?
Céline Tabou
Nos peines
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