Économie réunionnaise : le calme avant la tempête
6 juin, parIEDOM : « Un premier trimestre favorable avant l’impact de la crise au Moyen-Orient »
Mobilisation réussie pour la Pentecôte
17 mai 2005

Deux mille cinq cents grévistes se sont retrouvés hier devant la Mairie de Saint-Pierre. Ils ont exprimé leur mécontentement contre cette journée auparavant fériée mais aujourd’hui travaillée et non payée. L’Intersyndicale appelle l’ensemble des travailleurs réunionnais à se mobiliser pour ’refuser le travail gratuit’.
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"Devant la Mairie de Saint-Pierre, le commerce lé en colère. Devant la Mairie de Saint-Pierre, l’équipement lé en colère...", reprenaient tous ensemble les grévistes au "travail forcé et imposé" en cette journée de Pentecôte. À 10h30, les deux mille cinq cents grévistes se mettaient en route sous le regard des employés communaux de la Mairie de Saint-Pierre. Devant les commerces ouverts, les grévistes criaient "la solidarité oui, l’imposition non". Une heure après, la boucle était bouclée.
Devant le monument aux Morts, les membres de l’Intersyndicale s’exprimaient un à un. "Le Gouvernement casse la notion de solidarité et crée des mesures injustes socialement. Les seuls à payer, en cette journée, ce sont les salariés et en ligne de mire, il y a l’allongement de la durée du temps de travail", disait M. Hoarau de la CGTR. "Si on nous prend le jour de la Pentecôte, on nous prendra d’autres jours", poursuivait-il. Puis M. Margueritte de FO prenait la parole et refusait catégoriquement le principe de "travail gratuit". Pour lui, "travailler ce jour, c’est travailler une journée de plus pour les gros patrons". Ces derniers "s’en mettent plein les poches, ils peuvent donc redistribuer s’ils le veulent", soulignait-il. "Raffarin i pran a nou pou zesclave", lançait-il aux grévistes.
"Ce gouvernement décide tout, tout seul. Jean-Pierre Raffarin veut appauvrir La France. On est contre l’ultra-libéralisme et les salariés doivent travailler dans des conditions décentes. On est également contre le transfert des TOS", s’exclamait M. Hoarau de... Enfin, un représentant de la Fédération des dockers disait tout bonnement "non à M. Sarkozy". Celui de la FSU était "solidaire avec les retraités, mais pas dupe". "Et surtout, on est pas responsable de la mauvaise gestion des fonds publics". "Aujourd’hui, l’Assemblée nationale est fermée", ajoutait-il. L’ensemble des représentants syndicaux présents était unanime pour se retrouver dans les jours à venir afin de traiter de la question des retraites. Ils ont appelé les grévistes et l’ensemble des travailleurs réunionnais à s’organiser pour que "cette journée de lutte et de résistance", continue au sein des entreprises.
Jean-Fabrice Nativel
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