Luttes sociales

Ras-le-bol général contre la politique du gouvernement

La mobilisation s’élargit à tous les secteurs

Manuel Marchal / 20 avril 2018

Ce 19 avril, une intersyndicale CGTR-FSU-UNEF-SUD-Solidaires-SAIPER a défilé à Saint-Denis entre le Petit-Marché et la Préfecture. La mobilisation regroupait les étudiants ainsi que des travailleurs des secteurs publics et privé, contre la politique du gouvernement. Elle traduit un mécontentement généralisé.

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Nouvelle journée d’action des syndicats hier contre la politique du gouvernement, ils ont défilé à Saint-Denis entre le Petit Marché et la Préfecture. Les revendications portaient sur de nombreux domaines. C’était la mobilisation contre la menace qui pèse sur les services publics, contre les mesures facilitant les licenciements inscrites récemment dans le Code du Travail et contre la sélection à l’Université.

Depuis la dernière action du 22 mars, le mécontentement a donc largement débordé du service public. C’est un ras-le-bol général face à une politique qui remet en cause de nombreux acquis sociaux. Une délégation du PCR, conduite par son secrétaire général Maurice Gironcel, était présente dans le défilé.
Le syndicat étudiant UNEF était en tête de cortège, derrière une banderole soulignant que les jeunes refusent d’être condamnés à la précarité. Depuis plusieurs semaines, les étudiants protestent contre les projets de changement dans l’accès à l’Université et un bac nouvelle version. Ces mesures visent à instaurer une sélection à l’entrée à l’Université. Plutôt que cette politique de gestion de la pénurie, les jeunes demandent que l’enseignement supérieur dispose des moyens nécessaires à son fonctionnement. Ceci permettra d’accueillir dans de bonnes conditions tous ceux qui ont le droit d’aller dans ces établissements supérieur parce qu’ils ont eu le baccalauréat, un diplôme qui constitue le premier grade universitaire.

Dans le secteur privé, la mobilisation continue pour remettre en cause la loi El-Khomri et les ordonnances Macron. Ces lois récentes facilitent les licenciements et affaiblissent les syndicats. Pour le public, la mobilisation veut mettre la pression sur le gouvernement pour qu’il renonce à Action publique 2022. Ce projet prévoit la suppression de 120.000 postes de fonctionnaires et va dégrader le service public. Les syndicats sont solidaires des travailleurs de la SNCF qui s’opposent à la suppression du statut de cheminot. Ils considèrent que cette attaque préfigure la remise en cause du statut de fonctionnaire, qui ne peut conduire que par le remplacement d’agents titulaires par des salariés précaires.

Ces actions vont se poursuivre tant que le gouvernement ne voudra pas renoncer à sa politique de casse sociale.

M.M.