Hommage à notre camarade Yves Ravelomanantsoa : faire sens ensemble, dans la fraternité
24 août, parPhoto : Les camarades ont paraphé une photo de Yves et réalisé une photo souvenir avec Nicole, son épouse, ses filles Hary, Maeva et Aryeja. (…)
La Réunion dans le mouvement national
3 février 2006

Plusieurs dizaines de personnes ont manifesté hier devant la préfecture. Les drapeaux syndicaux ont flotté devant les grilles de l’administration où l’Intersyndicale a déposé une motion.
Les bannières de l’Intersyndicale CFTC-CFDT-CGTR-FO-FSU-UNSA-Saiper-Solidaires flottaient à l’ombre des arbres du jardin de la préfecture hier. Une motion a été déposée au préfet.
Jean-Louis Belhôte (CFDT) résume les raisons de ce rassemblement : "Notre rassemblement fait suite à l’échec des négociations salariales et concernent les 3 fonctions publiques, celle des hôpitaux, celle de d’État et celle des collectivités pour la défense du service publique".
Pour Bruno Lorigny (FO) : "L’échec des négociations salariales montre le mépris pour les fonctionnaires. Nous nous rassemblons contre la baisse de notre pouvoir d’achat, contre la baisse des effectifs, contre la précarisation dans la fonction publique et l’emploi de contractuels sans statut. En parallèle, nous nous mobiliserons, en solidarité avec le privé, contre les “Contrats première embauche”".
Rentrée syndicale
La mobilisation d’aujourd’hui rejoint un mot d’ordre national et se situe au moment où à La Réunion, la rentrée commence à se faire. C’est pourquoi Yvan Hoarau (CGTR) confie : "Nous ne nous attendions pas à une grosse mobilisation. C’est un rassemblement militant, le premier de l’année en intersyndicale. Les revendications générales concernent les salaires, la lutte contre la précarité et la privatisation". C’est un peu la rentrée de l’Intersyndicale, dans les mois à venir, les rassemblements prendront de l’ampleur, à commencer par les mouvements contre le “Contrat première embauche”.
Armand Hoarau (UNSA) exprime quant à lui les menaces et les attentes : "Les services publics de plus en plus menacés à commencer par l’Éducation nationale où la précarité augmente et où les spécialistes notent un véritable recul de l’ambition, pour l’école notamment, en termes de lutte contre l’échec scolaire. Mais l’actualité nous montre que les carences dans le secteur de la santé sont également importantes. L’État abandonne les services publics et ce sont les plus démunis qui en souffrent le plus. Nous entrons dans un État ultra-libéral où le plus faible n’aura plus de place. En considérant que les fonctionnaires lui coûtent trop cher, l’État sous-tend que les services publics sont inutiles. Et c’est une erreur. Malheureusement, c’est la énième grève pour dire non à cette France que nous prépare des hommes politiques qui ont une vision mondialiste. Pour nous, l’Europe doit servir d’exemple et non pas chercher à l’aligner sur la Chine où l’Inde".
Eiffel
Rattrapage des effectifs : une question de sécurité sanitaire
Trop de failles dans la sécurité des établissements scolaires. Qu’il s’agisse du risque incendie, des dispositifs "hygiène et sécurité", de risques majeurs ou d’accessibilité, les établissements scolaires peinent à remplir leurs obligations, s’alarme une nouvelle fois l’Observatoire de la sécurité des établissements scolaires dans son dixième rapport annuel qui vient d’être publié. C’est ce que rapporte le SGPEN-CGTR dans un communiqué diffusé hier.
"Ce rapport rend particulièrement urgent dans notre académie la mise en œuvre de véritables moyens en personnels", affirme le syndicat qui rappelle que "nous souffrons localement d’un déficit d’emplois sans commune mesure avec celui de la Métropole".
"Ne faut-il pas tirer les leçons de la crise sanitaire que traverse notre île pour cette fois-ci agir résolument en amont dans le domaine de la sécurité, des risques majeurs et de l’hygiène", demande le SGPEN-CGTR pour qui "le ministère doit mettre en place un moratoire sur les transferts afin de réaliser un tel rattrapage, c’est lui qui est à l’origine du déficit actuel en postes TOS, les collectivités n’ont de toute façon pas les moyens de le faire". "C’est la sécurité des élèves qui est en jeu, toutes les mesures se doivent d’être prises et le plus vite sera le mieux", conclut le SGPEN-CGTR.
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